A typical Shiatsu session

Shiatsu is a hands-on approach whereby the practioner guides energy through the body. It is a method that rebalances the body's force, providing an immediate feeling of well-being, along with physical and mental relaxation.

mercredi 23 septembre 2015

Le shiatsu, un titre professionnel RNCP en France

Le Shiatsu a enfin une reconnaissance de l'Etat !

Le Syndicat Professionnel de Shiatsu vient en effet d’obtenir le titre professionnel « spécialiste en shiatsu » et son inscription au Registre National des Certifications Professionnelles avec le code 330 (Spécialités plurivalentes des services aux personnes) par le Ministère de l’Emploi. (Journal Officiel du 25/07/2015)

Qu’est-ce qu’un titre professionnel ?

Un titre professionnel est une certification professionnelle délivrée, au nom de l’État, par le Ministère chargé de l’Emploi dont la spécificité est de proposer une mise en situation professionnelle concrète dans l’organisation de la validation.
Le titre professionnel atteste que son titulaire maîtrise les compétences, aptitudes et connaissances permettant l’exercice d’activités professionnelles qualifiées.

Comment peut-on l’obtenir ?

Ce Certificat Professionnel s’obtient à la fin de la formation professionnelle par le biais des Centres de Formation habilités par le SPS ou en parcours VAE.

Pour plus d’informations, contacter le SPS : http://www.syndicat-shiatsu.fr/

samedi 5 septembre 2015

Polyarthrite rhumatoide et shiatsu

Cannes accueillera le 26 septembre 2015 au Théâtre de la Licorne le congrès régional sur la polyarthrite rhumatoïde. Organisé par l’AFPric, il s’agit de la déclinaison régionale du salon annuel de la polyarthrite qui a lieu à Paris pour sa 15ème édition les 9 et 10 octobre 2015.
C’est l’occasion de refaire un point sur cette maladie qui compte plus de 400 000 personnes concernées en France et sur l’apport du shiatsu dans l’amélioration du bien-être des patients.

Dès 2003, l’Association française des polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques a organisé les premiers ateliers du shiatsu lors du salon annuel de l’association. Le pionnier incontesté de cet atelier est le grand praticien Bernard Bouheret, qui a depuis dédié un chapitre de son ouvrage « Vademecum de shiatsu thérapeutique » à cette maladie. Pour ma part,  j’ai suivi des patients malades depuis près de 5 ans, ce qui me permet de commencer à pouvoir apprécier dans le temps les effets de séances de shiatsu régulières sur les malades. Les séances de shiatsu permettent d’apporter du bien-être  physique et psychologique aux malades, d’accompagner leur traitements médicaux, de les soutenir. Les deux effets principaux portent sur la détente, et la douleur.

Le shiatsu est une technique manuelle qui consiste en des pressions douces sur le corps et des étirements. La stimulation douce mais profonde, lente et calme du méridien de la Vessie (le long du dos), ainsi que du Foie, de la Rate des Reins et du Gros Intestin  apporte un profond relâchement et un lâcher prise. Mes clients parlent de sensation de légèreté, de flottement, ils s’endorment parfois pendant la séance.
Parfois des points sont douloureux, par ce que le corps est en déséquilibre, et parce que les articulations sont douloureuses, il faut alors faire attention à « doser » pour ne pas faire mal inutilement. On peut travailler en particulier sur les articulations douloureuses, notamment celles des poignets et des chevilles. Les pressions des pouces sont toujours douces et précises, le long des méridiens, mais quand les membres sont très douloureux, on peut utiliser aussi le palming, pour répartir la pression en douceur.

C’est beaucoup aussi sur la douleur que le shiatsu va pouvoir agir, avec des résultats notables. Avec des séances régulières, toutes les 4 à 6 semaines, les crises douloureuses s’espacent. Parfois, le recours aux anti-douleurs peut même diminuer. Le shiatsu travaille en particulier sur l’inflammation, par la dispersion des points d’accumulation de la chaleur dans le corps (notamment les points 4 et 11 du méridien du Gros Intestin).

Le shiatsu permet aussi d’agir sur la fatigue que ressent la personne, pour la « rebooster ». Surtout, chaque séance est adaptée à la personne qui le reçoit, un shiatsu est toujours personnel car la maladie se loge dans un terrain, un vécu, une histoire qui est propre à la personne.

Pour en savoir plus :
- sur la manière dont la médecine traditionnelle chinoise considère la polyarthrite rhumatoide, c’est à dire le syndrome d’obstruction douloureuse : La pratique de la médecine chinoise, G Maciocia, édition Satas

- Sur le traitement de la polyarthrite par le shiatsu, Vade-mecum de shiatsu thérapeutique, Bernard Bouheret, mai 2012

mardi 1 septembre 2015

L'hypersensibilité au gluten, encore une conséquence des mauvaises habitudes alimentaires ?

Alors que l’homme mange du blé depuis 10 000 ans, nos habitudes modernes d’alimentation ont pu fragiliser notre paroi intestinale, la rendant plus perméable, et ainsi favoriser l’hypersensibilité au gluten.

Qu’est-ce que le gluten ?
Selon Christian Rémézy, nutritionniste  et directeur de recherche à l’INRA, le gluten  « désigne une chose précise : la matrice de protéines qui renferme des granules d’amidon dans les tissus des réserves nutritives des céréales. Le gluten est constitué de plusieurs types de protéines, des prolamines pour la plupart. Il y a autant de types de gluten que d’espèces et de variétés de cérales. Ainsi les prolamines de blé sont des gliadines et des gluténines, celles du seigle sont des cécalines, celles de l’orge des hordénines … ».  
Ainsi une personne souffrant d’une intolérance au gluten (maladie cœliaque) doit éviter le gluten du blé, du seigle et de l’orge (le cas de l’avoine n’est pas tranché).
Parmi les blés, signalons toutefois que le petit epeautre et le kamut en contiennent peu, et le riz le sarrasin et le quinoa n'en contiennent naturellement pas.  

Pourquoi y a-t-il de plus en plus de gens qui ne digèrent pas le gluten ?
On constate que de plus en plus de gens deviennent hypersensibles au gluten et digèrent mieux quand ils n’en mangent pas. Cette difficulté à digérer le gluten serait expliquée par l’hypothèse suivante. La paroi intestinale est fragilisée par notre alimentation moderne, qui privilégie la viande, le gras, le sucre ce qui risque in fine de la rendre perméable. Des molécules étrangères finissent alors par traverser la paroi entrainant une réaction inflammatoire du système.
Or le phénomène est aggravé par nos blés modernes. On sait en effet que les industriels ont modifié génétiquement des blés pour augmenter la quantité de gluten qu’ils renferment. En effet, le gluten a la propriété de rendre les pâtes élastiques, donc faciles à travailler, et de faire lever la pâte. C’est pourquoi on peut d’ailleurs retrouver du gluten dans des produits qui sont a priori dépourvus de blé : des sauces, de la charcuterie, du chocolat …

Dépister une éventuelle sensibilité

En dehors des personnes souffrant d’une maladie cœliaque, en quelques minutes, un test NAET (Nambudripad’s Allergy Elimination Techniques) permet de vous renseigner sur votre sensibilité.

NAET® est une méthode naturelle, non invasive et indolore qui vise à traiter les troubles liés aux allergies, intolérances et sensibilités. Pour identifier les substances susceptibles de provoquer des symptômes, la méthode recourt à un simple test musculaire emprunté à la kinésiologie. Le praticien travaille ensuite par pressions des doigts sur le dos (techniques du shiatsu) pour résoudre le déséquilibre énergétique et « reprogrammer » le cerveau afin qu’il ne perçoive plus la substance en cause comme une menace.

 Sources : « Le problème du gluten est un symptôme de nos mauvaises pratiques alimentaires », entretien avec Christian Rémézy, Pour la science, n°453, juillet 2015

lundi 20 juillet 2015

Postnatal shiatsu with refugees


Suzanne Yates a partagé avec nous les travaux de Ségolène Cadet sur les shiatsus qu'elle pratique sur les migrantes enceintes ou jeunes mamans. Vous pouvez retrouver l'article en intégralité en line ici : https://wellmother.wordpress.com/2015/07/08/postnatal-shiatsu-with-refugees/
et en voici un extrait :

(...)
What happens in the shiatsu session?

During these shiatsu sessions, the women lie on their front and present their back to me. They suffer from all kinds of back pain, including the neck and shoulder because they are always carrying their baby and because of all their anxieties and accumulated tension. The women always breastfeed their babies and there are often problems of milk flow and engorgement.
Their energy is often quite dispersed, especially in their legs and feet. The African women have a lot of tension in their back, shoulders, neck and legs.

I always starting working with their Qi and include Bladder and Gall Bladder. I include some GB stretches and then one or two deeper connections to enable them to come into connection with their Jing (Essence). The women like shiatsu or oil massage on their back, shoulder and neck as it helps them release some of their tension.

I find the work on their legs and feet is difficult because it is here that I find the energy most dispersed. I relate this to their connection with the Earth, the land they left behind which was insecure and often violent and the land that has welcome them but is still insecure, uneasy and emotional. I always work here with care and sometimes I only make a light connection such as 26 GB with GB41 or the sacrum with Kidney 1.

The Extraordinary Vessels

The energy of the Extraordinary Vessels for these exiled women is often very scattered. They do not always allow me to connect with it. I have to prepare well with work on the level of the Qi and by gaining the woman’s trust. When the woman is ready, I can work in certain areas of the Extraordinary Vessels, like Girdle Vessel (Dai Mai) or Governing Vessel (Du Mai). Work with the Penetrating Vessel (Chong Mai) and Conception Vessel (Ren Mai) is often hard to access. I think because it is linked with the Land, but also with Blood, Xing their core identity and their breath.

I think this is the heart of their issues of Exile and why they often have Caesareans. I often work with Dai Mai to gather their energy to their centre, to their hara to give it a sense of direction.
Dai Mai work also helps to reduce the backache and tonifies the energy of the pelvis, which is often weak. The Kidney Uterus connection also supports the Dai Mai and the mother when she is tired.
I have just begun to include the Heart Uterus connection with HC6. I work a little with Chong Mai around the breasts, but sometimes this is too much for the women. I think that the women are beginning to get to know me now and trust me but this has taken time. Now they speak more openly about their homeland and the violence they have suffered. I am more able to work with the Yin and I can include a little more the Chong Mai in the postnatal period. I do not always find it is appropriate to include the branch of the Chong Mai in the legs because their connection to the earth is not very stable. I prefer to work Spleen and Stomach and include Spleen 6 and Stomach 36.

The women do not always come that regularly. I do not always offer them massages but let them know about the Shiatsu space. I allow things to unfold as I see the base is the relationship they build in the open space and when they are ready then they chose to come for a massage.

I often work with the babies and they enjoy this time with their infant. I ask them to show me how their mothers, grandmothers and women in their family massaged their babies when I feel they are open to talk about this. This way they can connect more with their culture, remember these members of their family connect with their identity, their culture, and regain confidence in themselves.

In this space, I think they find some comfort and support, well-being, relief from pain and tension in their body, due to constantly carrying their children.

Sometimes they trust me enough to talk about their family and culture but it is rare. They like to show me their newborn. I feel that maternity shiatsu helps support this mother child link even in these difficult and uncertain conditions.
(...)

lundi 13 juillet 2015

Je me mets à l'auto-shiatsu, article de Laure Leter pour Elle Magazine

La magazine Elle a consacré un article le 6 juillet dernier à l'autoshiatsu.
Vous pouvez retrouver cet article en ligne à l'adresse http://www.elle.fr/Minceur/Bien-etre-relaxation/auto-shiatsu-2964186

Comment pratiquer simplement le shiatsu, cette médecine orientale pour soigner ses petits maux ? Michel Odoul auteur de « Shiatsu fondamental » (éd. albin michel) et fondateur de l’institut français de shiatsu, vous dit tout sur l'auto-shiatsu.

Le shiatsu, c’est quoi ?

En japonais, le mot signifie « pression des doigts ». Deuxième médecine officielle au Japon, cette thérapie manuelle est souvent présentée comme l’ostéopathie orientale. Son but ? Rétablir une bonne circulation des énergies vitales dans le corps grâce au massage de points stratégiques. Elle permet notamment de réduire le stress, d’augmenter l’énergie ou de stimuler les défenses immunitaires. Si le shiatsu « thérapeutique » est pratiqué par des spécialistes ayant reçu une formation de plusieurs années, le shiatsu « de confort » peut être utilisé en auto-massage pour booster sa concentration, stopper un début de mal de tête ou plonger dans le sommeil.

Comment masser les points ?

Avec une pression assez forte – comme si vous enfonciez une punaise – et un mouvement de rotation dans le sens des aiguilles d’une montre (sauf indication contraire). Pendant trente secondes et trois fois de suite. Commencez par le côté droit.

Vous avez besoin de vous concentrer

Placez votre main à plat sur le tibia, sous le genou. Le point que vous devez masser se trouve sous votre petit doigt, dans le creux le long du tibia. Si vous n’en abusez pas, cette technique donne un coup de fouet. (je rajouterai à l'attention de mes lecteurs qu'il s'agit du point 36E, et vous devez mettre votre main droite sur le genou gauche et vice versa).

Vous êtes stressé, angoissé

Vous trouverez le point du lâcher-prise en collant votre pouce contre votre index. Une bosse se forme, côté main. Appuyez au sommet de la bosse avec votre pouce gauche. Répétez cet exercice avec l’autre main. Vous pouvez aussi utiliser ce point pour réguler votre transit intestinal.(A l'attention de mes lecteurs : Vous connaissez bien ce point, c'est le 4 GI)

Vous ne trouvez pas le sommeil

Pour ralentir le flot des pensées qui tournent en boucle dans votre tête, massez le point qui se trouve sur la partie la plus haute de l’arrière de votre crâne. Tournez cette fois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (car sinon l’effet est tonifiant).

Vous commencez à avoir mal à la tête

Massez en même temps les deux points qui se trouvent dans les creux du haut des tempes, à la pointe des arcades sourcilières.

Vous ressentez une fatigue générale

Massez le point qui se trouve sous votre pied, dans le creux situé entre le coussinet du gros orteil et le coussinet des autres orteils. En cas de grosse fatigue, massez ce point matin et soir, pendant une semaine.(1 R)

Vous avez la gueule de bois ou vous êtes nauséeuse

Massez en même temps avec les mains les deux points situés au niveau des premières vertèbres cervicales, à la naissance de votre crâne. Ce massage libère le système digestif surchargé.

Où trouver un spécialiste ?

Un praticien sérieux doit avoir reçu une formation longue (cinq ans à l’institut français de shiatsu) et être couvert par une assurance professionnelle.Vous trouverez une liste nationale sur shiatsu-institut.fr et aussi sur www.ffst.fr.

mardi 2 juin 2015

Les bienfaits du Shiatsu, Top Santé, 10 mai 2015

Top Santé a publié le 10 mai dernier un article sur les bienfaits du Shiatsu.
A retrouver ci-dessous ou en ligne à l'adresse http://m.topsante.com/medecine/medecines-douces/therapies-manuelles/les-bienfaits-du-shiatsu-249025
Cette thérapie manuelle n'est pas encore reconnue en France mais est utilisée de façon préventive contre les maux de dos ou les problèmes digestifs.
bienfaits shiatsu
Hérité des connaissances de l'acupuncture, le shiatsu se pratique en exerçant des pressions précises, le long des méridiens (canaux énergétiques) du corps. Cette technique de massothérapie japonaise n'a pas encore obtenu le statut de pratique médicale en France. « Elle n'est donc pas censée guérir à proprement parler, mais préserve le bon équilibre des énergies du corps, le Qi, de façon préventive », explique Claude Didier, l'un des membres fondateurs de la Fédération française de shiatsu traditionnel (FFST). Axé sur la relaxation, le shiatsu permet de corriger un certain nombre de dysfonctionnements chroniques mineurs : d'ordre vertébraux (maux de dos), digestifs (vomissements, constipation) ou gynécologiques (nausées de grossesse, symptôme prémenstruel). Le shiatsu est également connu pour ses vertus analgésiques contre les rhumatismes douloureux ou les polyarthrites rhumatoïdes. De manière générale, le shiatsu est aussi indiqué lorsque l'on est déprimé, anxieux ou trop stressé, ou pour se débarrasser d'une addiction (tabac, alcool), la pression par points stimulant la sécrétion d'endorphine, donc la régulation de l'humeur et du stress.
Attention, la pratique du shiatsu n'est pas réglementée, par conséquent n'importe qui peut s'improviser praticien après seulement une semaine de cours. Il est donc important de recourir à des praticiens justifiant d'une formation sérieuse, telle que celle validée par la FFST.

Le foie : notre centre anti-poison, extrait d'Alternative Santé n°145, 20 mai 2015

Encore un très ainteressant article d'Alternative santé, à retrouver au complet en ligne à l'adresse
http://www.alternativesante.fr/foie/le-foie-notre-centre-anti-poison et qui complète mon post du 8 février dernier, Le foie en médecine traditionnelle chinoise.



Réveils difficiles, teint pâle, regard éteint, fatigue visuelle, lourdeur digestive, manque d'énergie... Des millions de personnes vivent ce quotidien sans forcément penser à la maladie. On se dit que l'on manque de magnésium, qu'il faudrait faire un peu plus d'exercice, se redonner des objectifs stimulants, prendre le soleil... Mais rien n'y fait, ou si peu. Las, on finit par en toucher deux mots au médecin qui prescrit un bilan sanguin. Qui ne montre rien. Que peut-il bien se passer ? (...)

L’insuffisance hépatique est la plus commune de ces affections que l'on subit souvent sans le savoir. Les marqueurs hépatiques sont "au vert" mais le foie tourne au ralenti, ce dont l’organisme s'accommode un certain temps. Cela se traduit par une petite mine et un manque d'entrain, mais tôt ou tard, de vraies maladies en découlent. Les plus graves : hépatites, cirrhoses et cancers finissent par apparaître sur les résultats d'analyses. Mais c'est un peu tard…

Il est pourtant relativement facile de drainer, régénérer et stimuler son foie, au pire d'éviter une greffe ou la chimio. Facile d'éliminer l'hépatisme dû au tabac, à l'alcool, aux aliments industriels et aux médicaments…Il existe cinq remèdes universels (le qualificatif n'est pas usurpé) pour cela. Cinq plantes.

(...)

Un "chef" en forme d'éponge

En matière de santé, le foie est le "général des armées", a toujours proclamé la médecine traditionnelle chinoise. Sa mission suprême est de réguler la circulation du sang et la répartition de l’énergie.
Il agit comme une éponge, stockant ou restituant du volume sanguin au gré des besoins de l’organisme : en phase d’activité physique, il libère du sang pour nourrir les muscles. Au repos, il rappelle le sang pour le filtrer et en éliminer les déchets.
Dans la vision chinoise, le foie gouverne muscles et tendons, par son rôle d’activateur du calcium et du magnésium dans les phénomènes de contraction musculaire. À foie équilibré, muscles et tendons souples et toniques. Inversement, des contractures et des raideurs, des crampes ou des tendinites peuvent être signe d’un foie en souffrance. Lequel se manifeste aussi par des altérations de la vision, allant de la fatigue visuelle chronique à la myopie.
Le foie est également une éponge dans le domaine des émotions. Il encaisse les sollicitations extérieures et son état conditionne fortement la manière dont nous y réagissons. Un déséquilibre du foie, et de son associée la vésicule biliaire, peut entraîner des troubles émotionnels significatifs. Une énergie du foie en excès provoque de l’irritation, de l’impatience, de l’agitation et une colère exprimée, pouvant aller jusqu’à la tyrannie. Au contraire, un état de vide du foie produit l’indécision, l’anxiété, la frustration. La colère est rentrée et peut évoluer vers une véritable prostration.
Un foie en bonne santé produit un jugement et une volonté sûrs, et réduit les risques de "se faire de la bile" pour rien.

Pourquoi l'astuce de la bouillotte fonctionne toujours

On l'ignore souvent, mais le foie est soumis à un mouvement rotatif permanent, d’une amplitude d’environ 2 cm, et au rythme d’un cycle chaque minute. Le foie bouge en permanence, s'automasse sous l’effet du diaphragme. Et ce mouvement est indispensable à la bonne circulation de la bile, du sang et de la lymphe. Mais pour que ce mouvement puisse se faire, le foie a besoin de place. Il va sans dire que les ventres distendus, aux organes hypertrophiés, n'offrent pas de conditions propices à ce travail hépatique…
Le foie est également un acteur majeur de la thermorégulation du corps, un vrai radiateur. Sa température normale de fonctionnement se situe aux environs de 40°.
Ce mouvement de rotation et cette température élevée lui permettent avant tout de participer à la dégradation des aliments et à l'élimination des bactéries pathogènes, toxines et autres résidus du métabolisme. D'où l'efficacité de la thérapie-éclair de la bouillotte : placée sur le foie pendant une vingtaine de minutes, une simple bouillotte le soulage efficacement de l'engorgement. Cet apport de chaleur lui permet de travailler au maximum de ses capacités.

(...)

Le signal d'alerte

(...). J'ai déjà évoqué les signes de souffrance du foie, mais il existe un autre signal d'alerte : le réveil nocturne au beau milieu de la nuit. L'observation de ce "symptôme", repéré par la médecine chinoise, ne trompe généralement pas.
Pour rappel, le corps humain suit un rythme biologique d’environ 24 heures pendant lesquelles l’énergie circule d’un organe à un autre. Entre 23h et 1h du matin, l’énergie domine dans la vésicule biliaire, puis elle passe dans le foie où elle agit jusqu’aux alentours de 3h. Un réveil nocturne répété dans cette tranche horaire (23h/3h) traduit le plus souvent un engorgement du foie. Plutôt que de recourir à des somnifères qui n’apporteraient qu’une réponse symptomatique, ces insomnies vous annoncent qu'il est temps de faire un drainage hépatique.

Drainer son foie, rien de plus simple

Les plantes bonnes pour le foie se reconnaissent à leurs principes amers. Romains et Grecs attribuaient déjà aux substances amères (de la chicorée par exemple) des vertus digestives et s’en servaient sous forme de préparations contre l’insuffisance hépatique ou la jaunisse.
(...)

Le pissenlit (Taraxacum dens leonis), amère comme il faut, draine et stimule le foie.
Le pissenlit peut être consommé sous forme de compléments. Mais on peut tout simplement le consommer cru ou cuit, à l’occasion d’une cure printanière.

Pas besoin non plus de se compliquer la vie avec l'artichaut. Vous venez de préparer des artichauts ? Gardez l’eau de cuisson pour en faire un potage. Ce qui accompagne votre vinaigrette, c’est la bractée de l’artichaut, mais ce qui stimulera votre foie, c’est sa feuille.
Excellent draineur hilaire et hépatique, très riche en sels minéraux, la feuille d'artichaut a fait l’objet de nombreux travaux démontrant son efficacité en cas d’insuffisance hépatique, et entre d'ailleurs dans la composition de nombreux médicaments. Le plus simple et le plus efficace est de boire l’eau de cuisson des artichauts (bio, il va sans dire). Notez seulement que cette "eau d'artichaut" est déconseillée en cas d’arthrite et d’infection urinaire.

Le stimuler et le régénérer, facile aussi

Trois plantes s'imposent pour favoriser la restauration du foie et la régénération des cellules hépatiques. Leur choix dépend du degré de gravité de l'atteinte hépatique.
La première est le Chrysantellum (Chrisantellum americanum), idéal en entretien pour réguler les fonctions métaboliques de base et en prévention (cholestérol, triglycérides, calculs...). Cette sorte de petite marguerite est un super-dépuratif doublé de propriétés toniques et hépatoprotectrices. Chez les Amérindiens Kalinas, elle est utilisée en prévention et en guérison très régulièrement pour se "nettoyer" toutes les 3 lunes.
La deuxième, le chardon-Marie, est plus adaptée à des situations de crise, de la crise de foie aux hépatites virales aiguës, voire la cirrhose. C'est aussi une solution pour éliminer les effets secondaires de la chimiothérapie. Non seulement le chardon-Marie protège les cellules du foie, mais il stimule aussi leur renouvellement. S’il s’agit de récupérer d'un excès alimentaire, quelques gélules ou des tisanes suffisent. En cas de troubles graves, il faut évidemment bien plus que des tisanes.
Les gélules de chardon-Marie peuvent convenir, mais les dosages doivent être assez élevés pour donner des résultats dans les troubles sérieux.
Il en va de même pour le remède hépatique suprême, le desmodium, plante dans ce domaine supérieure à toute autre.

Cette herbe qui ressuscite des foies médicalement moribonds

Le desmodium (Desmodium adscendens) est une autre plante assez répandue sur le continent noir (du Sénégal au Congo, en passant par la Côte d’Ivoire) où on la trouve au pied des palmiers à huile ou des cacaoyers.
Les propriétés sans équivalent (même en médicaments) du desmodium ont été mises à jour par un médecin toulousain, le docteur Pierre Tubéry et son épouse, médecin également, le docteur Anne-Marie Tubéry.
(...)
Il est maintenant facile de se procurer cette plante en France sous forme de complément alimentaire. Elle n'est pas interdite, comme on le dit parfois. Croyance due sans doute au fait que les autorités de santé, arguant d'une prétendue toxicité, ont tenté de l'interdire il y a quelques années. En vain.
Mais comme toujours en matière de remède universel, gare à la contrefaçon : il existe 34 variétés différentes de desmodium, et seul le Desmodium adscendens a fait ses preuves. Gare aussi aux formes galéniques, aux résultats très variables, et gare aux dosages !
La solution la plus sûre est de s'approvisionner chez un herboriste reconnu qui pourra vous fournir la plante sèche. Puis d'en faire des décoctions : il suffit de faire bouillir pendant 15 minutes 10 g de plante sèche (tiges et feuilles) dans un demi-litre d’eau et de filtrer. Et de consommer le produit dans la journée, et ainsi de suite jusqu’à disparition des symptômes.
On peut également se procurer du desmodium en gélules. La posologie habituelle est de 10 g par jour. Mais attention ! Cette plante est un puissant remède et par conséquent, dangereuse à l'excès. On se rend malade à prendre trop de desmodium trop longtemps. Vertiges, perte du goût, fatigue... Songez-y !
Ne jamais dépasser 10 g/jour.
Trois semaines de cure suffiront en entretien (en gélules, le desmodium ne fait effet qu'au bout de 3 ou 4 jours), à renouveler 3 ou 4 fois dans l'année. En cas d'atteinte sérieuse du foie, comptez au moins 2 mois de traitement avec des pauses toutes les 3 semaines.

(...)