A typical Shiatsu session

Shiatsu is a hands-on approach whereby the practioner guides energy through the body. It is a method that rebalances the body's force, providing an immediate feeling of well-being, along with physical and mental relaxation.
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samedi 1 septembre 2018

Les saveurs en médecine chinoise


Il existe cinq saveurs en médecine chinoise, chacune associée à un organe sur lequel elle agit de façon positive quand elle est prise en quantité modérée et de façon négative quand elle est prise de façon excessive ou insuffisante. Ainsi l'acide est associé au foie, l'amer au cœur, le doux à la rate, le piquant au poumon et le salé aux reins. Elles doivent être associées au cours d'un même repas puisque chacune nourrit un organe particulier.
Avoir subitement envie d’une saveur est une indication importante pour le thérapeute en shiatsu qui recherchera une faiblesse d’un organe. En effet, la saveur correspondante à l’organe stimule celui-ci et lui est bénéfique s’il est en vide. Mais si l’organe est en plénitude, la saveur correspondante lui sera néfaste, il faudra donc favoriser une autre saveur dans l’alimentation, qui régulera l’énergie de l’organe. Pour la Rate, si son énergie est en plénitude (excès), il faudra alors la réguler avec la saveur amère.

La saveur acide est associée au foie.
Il est dit que la saveur acide « rassemble ». Cela veut dire qu'elle est astringente. Cette saveur tend à retenir ce qui s'échappe du corps (sueur, sang, énergie). Les aliments de saveur acide sont souvent utilisés pour aider à arrêter les diarrhées, la transpiration excessive, les hémorragies, les toux incessantes, lorsque ces troubles sont provoqués par une faiblesse de l'organe.
Le foie, selon la médecine chinoise, est associé aux muscles, aux tendons et aux yeux. Une consommation raisonnable d'aliments de saveur acide tonifie le foie, nourrit les tendons et les muscles, permet une vision correcte. Une consommation insuffisante ou excessive d'aliments de cette même saveur peut entraîner une perturbation du foie, engendrant en premier lieu tendinites et crampes. L’excès d’acide est donc déconseillé aux sportifs.

La saveur amère est associée au cœur.
De nature yin, elle assèche l’humidité et draine la chaleur en excès du corps vers le bas. La chaleur en médecine chinoise peut se manifester par exemple par une hyperactivité physiologique qui entraîne par exemple : des inflammations diverses, de la soif, des éruptions cutanées… l’excès de saveur amère va perturber les fonctions du Cœur (ralentit son rythme), de l’Intestin grêle (constipation). Elle trouble également la fonction du Poumon et peut provoquer une sécheresse de la peau.
La saveur douce est associée à la rate. La rate est un organe dont nous parlons très peu en Occident mais qui est central dans l’approche chinoise du corps et de la santé.
De nature yang, la saveur douce est tonifiante, elle donne de l’énergie. Il ne s’agit pas à proprement parler de saveur sucrée, mais plutôt des sucres lents (féculents, céréales). La saveur sucrée est un « concentré » de la saveur douce.

La saveur douce a également pour effet de relâcher les tensions et les douleurs. C’est pourquoi lorsqu’on stresse, on va avoir tendance à être attiré par le sucré.  Le sucre de cannes est connu pour apaiser certaines douleurs abdominales ou de règles douloureuses. L’excès de saveur douce perturbe la Rate et l’Estomac en provoquant la diarrhée. Elle trouble également la fonction du Rein, donc risque de perte des cheveux, d’arthrose ou d’ostéoporose.

La saveur piquante est associée au poumon et en deuxième lieu au gros intestin.
De nature yang, la saveur piquante est dispersante et fait transpirer. Elle est utilisée pour chasser les intrusions de froid, de chaleur, d’humidité, de vent et leurs manifestations pulmonaires (rhume, toux …). D’où l’intérêt de consommer un bon grog bien épicé pour lutter contre un refroidissement. En petite quantité, cette saveur tonifie le poumon et le gros intestin, mais en excès elle disperse et affaiblit leur énergie. C’est pourquoi cette saveur est à consommer avec modération quand on est faible et fatigué, pour ne pas « disperser » le capital d’énergie déjà faible.

La saveur salée est associée aux reins. La saveur salée a la propriété de ramollir, elle assouplit et élimine les blocages. Par sa nature descendante, elle aide au transit (une tasse d’eau salée le matin peut remédier à la constipation). En revanche, le lien entre surconsommation de sel et insuffisance rénale est établi depuis longtemps. L’excès de saveur salée peut donc blesser le Cœur, mais aussi perturber les fonctions du Rein et de la Vessie.

En bref, il est toujours utile de raisonner selon le « cycle ko », cycle de régulation, où le Cœur tempère le Poumon, qui à son tour tempère le Foie, qui tempère la Rate … de ce fait, en cas d’infection on évite la saveur piquante, en cas de maladie cardiaque la saveur salée, en cas de problèmes rénaux la saveur sucrée etc…  D’où les questions sur l’alimentation préalables à la séance, qui font toujours partie de la discussion avec votre praticien en shiatsu !



dimanche 28 février 2016

Le sucre (2) : le fructose, un additif problématique

Pour finir ce survol de la question du sucre, un article de Anne-Françoise Burnol, dans le Journal du CNRS, 11/11/2015, ou la question de bien regarder les étiquettes ...


Tandis que le sucre est soupçonné de jouer un rôle dans l’épidémie d’obésité, des chercheurs dénoncent les dangers de l’utilisation de plus en plus massive de sirop de fructose-glucose par l’industrie alimentaire. Les explications de la biologiste Anne-Françoise Burnol.
Si l’on tient compte des apports par les aliments industriels, on s’aperçoit qu’au cours du XXe siècle la consommation annuelle de sucre raffiné est passée en France de 2 à 35 kilogrammes par personne. Parallèlement à l’augmentation de la consommation de sucre, on a assisté à l’émergence d’une épidémie de maladies métaboliques, comprenant l’obésité, le diabète de type 2 et la stéatose hépatique non alcoolique. Le sucre a donc été accusé de jouer un rôle délétère majeur dans l’apparition de ces pathologies.

Une forme de sucre dédiée à l’industrie alimentaire

Au cours des dernières décennies, conjointement avec l’industrialisation, la forte progression de l’habitat en zone urbaine et la généralisation du travail des femmes hors du foyer, les habitudes alimentaires se sont considérablement modifiées au profit de la consommation d’une quantité croissante de produits alimentaires transformés industriels. Ce mode de production des aliments s’est, entre autres, caractérisé par l’addition de sucre. Ce sucre ajouté rehausse le goût, masque l’acidité ou l’amertume, agit comme conservateur, bloque l’oxydation dans les charcuteries et les viandes, et permet la formation de composés colorés et aromatiques.

Pendant longtemps, ce sucre ajouté était exclusivement du saccharose extrait de la betterave ou de la canne, une molécule qui combine une molécule de glucose et une molécule de fructose. Depuis plusieurs années, le saccharose tend à être remplacé par du sirop de glucose-fructose, aussi appelé isoglucose ou high fructose corn syrup (HFCS). La production et l’utilisation massives de HFCS découlent d’une décision politique prise par les États-Unis dans les années 1970 afin de se libérer des importations de sucre de canne et de betterave. Plus ou moins enrichi en fructose - dont le pouvoir sucrant est supérieur au glucose-, le HFCS a une texture liquide facilitant son utilisation par l’industrie. Et comme il est très bon marché, il est aujourd’hui largement utilisé dans les produits alimentaires manufacturés1.

Le fructose : un super-sucre toxique et addictif ?

Comme son nom l’indique, le fructose est la forme de sucre simple produite naturellement par les fruits ; on le trouve aussi dans le miel. Au niveau énergétique le glucose et le fructose apportent le même nombre de calories. Cependant, le fructose n’est pas métabolisé de la même manière que le glucose, et ses effets sont donc différents du glucose. Tandis que le glucose, dont la concentration sanguine est contrôlée par l’insuline, est utilisable par l’ensemble des tissus de l’organisme, le fructose n’est métabolisé que par le foie et ne dépend pas de l’action de l’insuline.

La consommation de fructose engendre une augmentation des lipides et du cholestérol dans le sang, ainsi qu’une accumulation de graisse hépatique.
La consommation de fructose est, en revanche, associée à une modification du métabolisme incluant une augmentation des lipides et du cholestérol circulant dans le sang, ainsi qu’une accumulation de graisse hépatique. Le fructose agit aussi par le biais d’autres mécanismes moléculaires qui provoquent une altération de l’action de l’insuline dans l’ensemble des tissus de l’organisme et induisent le développement de la masse grasse viscérale, considérée comme le « mauvais tissu adipeux ». Par ailleurs, le fructose exerce un effet plus faible que le glucose sur la sécrétion d’incrétines, des hormones intestinales qui favorisent l’action de l’insuline et la régulation de la glycémie.

Enfin, le fructose est beaucoup moins efficace que le glucose pour induire la satiété. Sa consommation peut notamment entraîner une résistance à l’action de la leptine, une hormone produite par le tissu adipeux et qui agit au niveau du cerveau pour réduire la prise alimentaire. Alors qu’on sait que le goût sucré provoque chez les animaux de laboratoire une addiction comparable à celle des drogues, le fructose, qui a un pouvoir sucrant cinq fois supérieur à celui du glucose, pourrait agir comme un « super-sucre » entraînant une véritable dépendance.

Des études épidémiologiques difficiles à mener

Les avis ne sont toutefois pas unanimes sur l’existence d’effets toxiques propres au fructose chez l’homme. Si les études réalisées chez les animaux de laboratoire montrent sans ambiguïté que le fructose à haute dose entraîne des conséquences néfastes sur la régulation du métabolisme énergétique, l’obésité et le diabète de type 2, il est beaucoup plus difficile de tirer des conclusions aussi claires d’études menées sur l’homme.
Il faut noter en effet qu’il est extrêmement compliqué d’avoir des études prospectives précises à long terme sur la consommation alimentaire dans des cohortes humaines. D’une part parce que l’autoévaluation est très peu fiable dans ce domaine. D’autre part parce que les intérêts financiers en jeu sont énormes… et cela peut entraîner des biais dans l’interprétation des analyses. On notera d’ailleurs que 80 % des études qui sont cofinancées par les industriels de l’alimentation suggèrent que la consommation de boissons sucrées n’a pas d’impact sur la prise de poids, alors que 80 % des études réalisées de façon indépendante trouvent au contraire une corrélation positive entre les boissons sucrées et l’obésité.

Une urgence de santé publique

La situation actuelle est très préoccupante en termes de santé publique, car l’épidémie d’obésité atteint les enfants les plus jeunes et, depuis quelques années, le diabète de type 2 et la stéatose hépatique sont détectés chez des enfants et des adolescents. Il n’y a pas encore le recul nécessaire pour savoir quelles seront les conséquences sur la santé de ces individus à l’âge adulte et à l’âge mûr. L’autre crainte est que ces pathologies métaboliques soient une bombe à retardement, entraînant des conséquences néfastes pour les générations futures par le biais notamment de modifications épigénétiques.

La question qui se pose actuellement est donc de savoir si le sucre raffiné – notamment ses versions liquides enrichies en fructose de plus en plus utilisées par les industriels, comme le sirop de glucose-fructose – doit être considéré comme un « poison » au même titre que le tabac ou l’alcool, et donc être soumis à la législation. Devant la complexité de ce problème de notre société moderne et la multiplicité des intérêts en cause, il semble toutefois clair que la réponse qui sera apportée ne reposera pas uniquement sur l’abondance et la crédibilité des études scientifiques traitant le sujet.

   
Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS.


Le sirop de glucose-figure en bonne place dans la liste des ingrédients de très nombreux produits alimentaires manufacturés. Il entre notamment dans la composition d’un grand nombre de gâteaux industriels.

Le sucre (1) : Quelques substituts au sucre blanc

Vous le savez, quand je teste avec vous le groupe des sucres avec la méthode Naet, beaucoup d'entre vous supportent mal cet aliment. Or il ya toujours des sucres mal mieux assimilés que d'autres par l'organisme.
Cet article de  pour La Ruche qui dit Oui passe en revue les différents sucres.

L'aspartame : sans intérêt nutritionnel, voir dangereux

"Revenons sur le sucre blanc en morceau, le fameux saccharose. Pour obtenir sa blancheur impeccable, on utilise divers procédés chimiques qui, par la même occasion, le débarrassent des végétaux, des fibres, des minéraux, des vitamines et des enzymes qui pourraient faire sa richesse nutritionnelle. Le rapadura, c’est tout simplement du sucre complet. C’est le sucre blanc avant qu’il ne soit lavé et vidé de toutes ses propriétés. Il vient de la canne à sucre et on l’obtient par évaporation de son jus. Très riche en vitamines et en oligo-éléments, il remplace aisément le morceau de sucre classique. Son goût est très prononcé, avec des accents de caramel et de réglisse. Certains adorent tandis que d’autres recherchent plus de neutralité. Dans les gâteaux, une petite quantité de rapadura suffit à obtenir un excellent résultat.

Et le sucre de canne ? Bof, bof. C’est du sucre un peu moins raffiné que le sucre blanc, ce qui fait qu’il contient un peu plus de minéraux, même si cela est, à priori, plutôt négligeable. Si vous le choisissez à la place du sucre blanc, ce sera plutôt pour son goût caramélisé. Attention, c’est parfois même du sucre blanc recoloré !


La stévia

Grâce à son très fort pouvoir sucrant (300 fois celui du sucre blanc), une toute petite quantité suffit ! En plus, son indice glycémique est de 0 – peut pas faire moins. Et ce n’est pas tout. Des chercheurs de l’université de Bangkok ont mis en évidence une batterie de supers pouvoirs : action anticancéreuse, effets anti-inflammatoires ou encore renforcement des défenses immunitaires. Alors on se rue sur la stévia ? Pas si sûr. Dénaturée par les industriels, celle qu’on trouve dans le commerce est bourrée d’additifs et ne semble pas tenir toutes ces promesses. Sinon, la stévia pousse sous tous les climats. Elle craint juste les gelées, il faut donc la rentrer l’hiver. Alors pourquoi ne pas en ajouter un pied à nos carrés de plantes aromatiques ? Les feuilles peuvent être mangées fraîches ou réduites en poudre verte après avoir séché.


Le sirop d’agave

C’est aussi une alternative intéressante. Il contient davantage de fructose que le sucre de table, ce qui lui confère un pouvoir plus sucrant. On a besoin d’en mettre deux fois moins pour trouver le goût sucré du saccharose, et son indice glycémique est assez faible**. Son goût neutre permet de remplacer facilement le sucre et il se dissout bien dans les liquides froids (yaourts par exemple) ou chauds. On peut aussi l’utiliser dans les gâteaux.

Néanmoins, sa concentration en fructose pose problème. Certes, plus de fructose renvoie à moins de glucose, ce qui fait diminuer l’indice glycémique. Cependant, le fructose à haute dose n’est pas très conseillé. Lorsqu’on le consomme via les fruits, il est accompagné d’enzymes, de fibres et de minéraux et il est absorbé lentement par l’organisme et en faible quantité. Manger du fructose concentré c’est dire bonjour aux poignées d’amour et aux triglycérides, car il aura tendance à se transformer en mauvaise graisse. Autre bémol, le sirop d’agave vient principalement de l’agave bleu cultivé au Mexique. Celui que l’on consomme en France a donc pris l’avion. À minima, on essayera donc de l’acheter issu du commerce équitable.


Le xylitol (ou sucre de bouleau)

Dans son pays d’origine, la Finlande, les habitants s’en servent dans la composition de bonbons anticaries. En effet, le xylitol régule le pH et réduit le taux d’acidité, ce qui est intéressant pour lutter contre l’acidité du milieu buccal qui provoque les caries. De plus, il a un pouvoir sucrant intéressant tout en étant hypocalorique (deux fois moins que le sucre), le tout avec un indice glycémique très faible. Il se présente sous la forme d’une poudre blanche, son goût est neutre et il tient bien la cuisson : il est donc facilement utilisable dans les gâteaux.

Beaucoup d’avantages pour ce substitut ! Mais aussi beaucoup d’inconvénients… Son extraction nécessite l’utilisation de produits chimiques : impossible donc de trouver du xylitol bio. Il est quand même garanti sur mon paquet « une absence totale de résidus de produits chimique ». De plus, une grande partie du xylitol est produit en Chine où la chaîne de production reste assez opaque. Attention lorsque vous choisissez le vôtre.


Le miel

Il contient tout un tas de vitamines, de minéraux et d’enzymes qui facilitent la digestion des sucres. Il présente aussi des propriétés antioxydantes. Concernant son indice glycémique, il varie selon les fleurs butinées par les ouvrières. Plus la part de fructose est élevée, plus l’indice glycémique est bas. Ainsi, si cela vous préoccupe, il faudra préférer le miel d’acacia ou de châtaigner par exemple. Son pouvoir sucrant est supérieur à celui du saccharose (1,2 à 1,5 selon les miels), donc, logiquement, on en mettra moins. Un autre atout du miel, c’est qu’on peut le trouver en circuit court, et garder une bonne visibilité sur sa production, contrairement aux autres substituts présentés ci-dessus. Quant au miel industriel, par contre, il est à fuir !


Et si on sucrait avec les fruits ?

La compote de pomme, la banane ou les fruits secs sont des aliments qui s’accommodent à merveille dans les gâteaux et donnent un goût sucré tout en étant le plus naturels possible. Comme l’expliquent le grand pâtissier Philippe Conticini et la réalisatrice Anne-Sophie Lévy-Chambon : « En concoctant ces gâteaux alternatifs, on s’est rendu compte à quel point le sucre blanc masque tous les autres goûts. On a découvert de nouvelles saveurs, de nouvelles associations. (…) D’un point de vue nutritionnel, en utilisant les sucres naturellement présents dans les fruits, les farines, le lait, la crème, on utilise également les fibres, les minéraux, l’eau et les nutriments qui vont avec eux. Le problème des aliments transformés, raffinés (sucre ou farine) est qu’ils sont justement pauvres en nutriments, on peut en manger des quantités importantes sans être rassasié. »

Philippe et Anne-Sophie sont les auteurs d’un livre de recettes, Gâteaux et gourmandises sans sucre dans lequel vous trouverez des idées de desserts sains et gourmands plutôt sophistiqués. Sinon, j’ai bien aimé le livre de Sue Quinn qui propose des recettes assez basiques avec de jolis visuels. Sur le net, on trouve aussi quelques adresses comme le blog de Green Cuisine qui nous propose quelques recettes sans sucre, mais aussi la recette du fameux banana bred, venue des Etats-Unis.

Ces quelques substituts ne sont qu’un échantillon. Devant les polémiques liées au sucre, de plus en plus d’alternatives sont proposées. J’ai sélectionné celles-ci car on les trouve facilement dans le commerce et parce qu’elles sont complémentaires les unes des autres. Nous aurions aussi pu évoquer la mélasse, le sucre de coco, le sirop d’érable, le sucre de palme… Vous les avez testés ? Racontez-nous !



* La Food and Drug Administration (FDA, « Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ») est l’administration américainedes denrées alimentaires et des médicaments. Cet organisme a, entre autres, le mandat d’autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis.

** Certains dénoncent néanmoins les processus de fabrication du sirop d’agave qui aurait pour effet de faire grimper son indice glycémique, difficile cependant de trouver des sources documentées à ce propos.

A lire :  Aymeric et Guillaume Lazarin, Halte au sucre, découvrez les plantes au pouvoir sucrant, Edition Rustica, 2014

source : http://blog.laruchequiditoui.fr/alternatives-au-sucre-blanc/

jeudi 25 février 2016

La viande et les produits laitiers bio présentent une meilleure qualité nutritive que les produits conventionnels

Cet article du JDLE rapporte que la viande et les produits laitiers d’origine bio présentent un meilleur profil nutritionnel lorsqu’ils proviennent de l’agriculture bio, ainsi que le révèlent deux grandes études publiées dans le British Journal of Nutrition.

Le phénomène était déjà connu pour les fruits et légumes: ceux issus du bio ne sont pas seulement moins chargés, ou dépourvus, de pesticides, ils présentent aussi une meilleur qualité nutritive. C'est la même chose pour les produits d’origine animale, à savoir la viande et les produits laitiers, révèlent deux études menées par l’équipe de Carlo Leifert, de l’université de Newcastle (Royaume-Uni).

Ainsi, pour la viande, celle d’origine bio présente ainsi 23% plus d’acides gras polyinsaturés -et parmi eux 47% en plus d’oméga-3- que celle issue du conventionnel. A l’inverse, les acides gras saturés, mauvais d’un point de vue cardiovasculaire, y sont moins présents, avec 18% moins d’acide myristique et 11% moins d’acide palmitique.

Idem pour les produits laitiers bio: non seulement ils contiennent 56% plus d’oméga-3 que ceux produits de manière conventionnelle, mais ils s’avèrent plus riches en vitamines A et E, en fer, mais moins en sélénium et en iode.

La différence viendrait du mode de production de production, moins intense dans les élevages bios, avec des animaux qui broutent de l'herbe et ont un accès vers l'extérieur.  La viande et le lait y sont systématiquement plus riche en acides gras bénéfiques et moins chargés en substances nocives.

Source :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-viande-bio-de-meilleure-qualite-nutritive,67317
Article du Journal de l'Environnement
16 février 2016 par Romain Loury

mardi 1 septembre 2015

L'hypersensibilité au gluten, encore une conséquence des mauvaises habitudes alimentaires ?

Alors que l’homme mange du blé depuis 10 000 ans, nos habitudes modernes d’alimentation ont pu fragiliser notre paroi intestinale, la rendant plus perméable, et ainsi favoriser l’hypersensibilité au gluten.

Qu’est-ce que le gluten ?
Selon Christian Rémézy, nutritionniste  et directeur de recherche à l’INRA, le gluten  « désigne une chose précise : la matrice de protéines qui renferme des granules d’amidon dans les tissus des réserves nutritives des céréales. Le gluten est constitué de plusieurs types de protéines, des prolamines pour la plupart. Il y a autant de types de gluten que d’espèces et de variétés de cérales. Ainsi les prolamines de blé sont des gliadines et des gluténines, celles du seigle sont des cécalines, celles de l’orge des hordénines … ».  
Ainsi une personne souffrant d’une intolérance au gluten (maladie cœliaque) doit éviter le gluten du blé, du seigle et de l’orge (le cas de l’avoine n’est pas tranché).
Parmi les blés, signalons toutefois que le petit epeautre et le kamut en contiennent peu, et le riz le sarrasin et le quinoa n'en contiennent naturellement pas.  

Pourquoi y a-t-il de plus en plus de gens qui ne digèrent pas le gluten ?
On constate que de plus en plus de gens deviennent hypersensibles au gluten et digèrent mieux quand ils n’en mangent pas. Cette difficulté à digérer le gluten serait expliquée par l’hypothèse suivante. La paroi intestinale est fragilisée par notre alimentation moderne, qui privilégie la viande, le gras, le sucre ce qui risque in fine de la rendre perméable. Des molécules étrangères finissent alors par traverser la paroi entrainant une réaction inflammatoire du système.
Or le phénomène est aggravé par nos blés modernes. On sait en effet que les industriels ont modifié génétiquement des blés pour augmenter la quantité de gluten qu’ils renferment. En effet, le gluten a la propriété de rendre les pâtes élastiques, donc faciles à travailler, et de faire lever la pâte. C’est pourquoi on peut d’ailleurs retrouver du gluten dans des produits qui sont a priori dépourvus de blé : des sauces, de la charcuterie, du chocolat …

Dépister une éventuelle sensibilité

En dehors des personnes souffrant d’une maladie cœliaque, en quelques minutes, un test NAET (Nambudripad’s Allergy Elimination Techniques) permet de vous renseigner sur votre sensibilité.

NAET® est une méthode naturelle, non invasive et indolore qui vise à traiter les troubles liés aux allergies, intolérances et sensibilités. Pour identifier les substances susceptibles de provoquer des symptômes, la méthode recourt à un simple test musculaire emprunté à la kinésiologie. Le praticien travaille ensuite par pressions des doigts sur le dos (techniques du shiatsu) pour résoudre le déséquilibre énergétique et « reprogrammer » le cerveau afin qu’il ne perçoive plus la substance en cause comme une menace.

 Sources : « Le problème du gluten est un symptôme de nos mauvaises pratiques alimentaires », entretien avec Christian Rémézy, Pour la science, n°453, juillet 2015

mardi 2 juin 2015

Le foie : notre centre anti-poison, extrait d'Alternative Santé n°145, 20 mai 2015

Encore un très ainteressant article d'Alternative santé, à retrouver au complet en ligne à l'adresse
http://www.alternativesante.fr/foie/le-foie-notre-centre-anti-poison et qui complète mon post du 8 février dernier, Le foie en médecine traditionnelle chinoise.



Réveils difficiles, teint pâle, regard éteint, fatigue visuelle, lourdeur digestive, manque d'énergie... Des millions de personnes vivent ce quotidien sans forcément penser à la maladie. On se dit que l'on manque de magnésium, qu'il faudrait faire un peu plus d'exercice, se redonner des objectifs stimulants, prendre le soleil... Mais rien n'y fait, ou si peu. Las, on finit par en toucher deux mots au médecin qui prescrit un bilan sanguin. Qui ne montre rien. Que peut-il bien se passer ? (...)

L’insuffisance hépatique est la plus commune de ces affections que l'on subit souvent sans le savoir. Les marqueurs hépatiques sont "au vert" mais le foie tourne au ralenti, ce dont l’organisme s'accommode un certain temps. Cela se traduit par une petite mine et un manque d'entrain, mais tôt ou tard, de vraies maladies en découlent. Les plus graves : hépatites, cirrhoses et cancers finissent par apparaître sur les résultats d'analyses. Mais c'est un peu tard…

Il est pourtant relativement facile de drainer, régénérer et stimuler son foie, au pire d'éviter une greffe ou la chimio. Facile d'éliminer l'hépatisme dû au tabac, à l'alcool, aux aliments industriels et aux médicaments…Il existe cinq remèdes universels (le qualificatif n'est pas usurpé) pour cela. Cinq plantes.

(...)

Un "chef" en forme d'éponge

En matière de santé, le foie est le "général des armées", a toujours proclamé la médecine traditionnelle chinoise. Sa mission suprême est de réguler la circulation du sang et la répartition de l’énergie.
Il agit comme une éponge, stockant ou restituant du volume sanguin au gré des besoins de l’organisme : en phase d’activité physique, il libère du sang pour nourrir les muscles. Au repos, il rappelle le sang pour le filtrer et en éliminer les déchets.
Dans la vision chinoise, le foie gouverne muscles et tendons, par son rôle d’activateur du calcium et du magnésium dans les phénomènes de contraction musculaire. À foie équilibré, muscles et tendons souples et toniques. Inversement, des contractures et des raideurs, des crampes ou des tendinites peuvent être signe d’un foie en souffrance. Lequel se manifeste aussi par des altérations de la vision, allant de la fatigue visuelle chronique à la myopie.
Le foie est également une éponge dans le domaine des émotions. Il encaisse les sollicitations extérieures et son état conditionne fortement la manière dont nous y réagissons. Un déséquilibre du foie, et de son associée la vésicule biliaire, peut entraîner des troubles émotionnels significatifs. Une énergie du foie en excès provoque de l’irritation, de l’impatience, de l’agitation et une colère exprimée, pouvant aller jusqu’à la tyrannie. Au contraire, un état de vide du foie produit l’indécision, l’anxiété, la frustration. La colère est rentrée et peut évoluer vers une véritable prostration.
Un foie en bonne santé produit un jugement et une volonté sûrs, et réduit les risques de "se faire de la bile" pour rien.

Pourquoi l'astuce de la bouillotte fonctionne toujours

On l'ignore souvent, mais le foie est soumis à un mouvement rotatif permanent, d’une amplitude d’environ 2 cm, et au rythme d’un cycle chaque minute. Le foie bouge en permanence, s'automasse sous l’effet du diaphragme. Et ce mouvement est indispensable à la bonne circulation de la bile, du sang et de la lymphe. Mais pour que ce mouvement puisse se faire, le foie a besoin de place. Il va sans dire que les ventres distendus, aux organes hypertrophiés, n'offrent pas de conditions propices à ce travail hépatique…
Le foie est également un acteur majeur de la thermorégulation du corps, un vrai radiateur. Sa température normale de fonctionnement se situe aux environs de 40°.
Ce mouvement de rotation et cette température élevée lui permettent avant tout de participer à la dégradation des aliments et à l'élimination des bactéries pathogènes, toxines et autres résidus du métabolisme. D'où l'efficacité de la thérapie-éclair de la bouillotte : placée sur le foie pendant une vingtaine de minutes, une simple bouillotte le soulage efficacement de l'engorgement. Cet apport de chaleur lui permet de travailler au maximum de ses capacités.

(...)

Le signal d'alerte

(...). J'ai déjà évoqué les signes de souffrance du foie, mais il existe un autre signal d'alerte : le réveil nocturne au beau milieu de la nuit. L'observation de ce "symptôme", repéré par la médecine chinoise, ne trompe généralement pas.
Pour rappel, le corps humain suit un rythme biologique d’environ 24 heures pendant lesquelles l’énergie circule d’un organe à un autre. Entre 23h et 1h du matin, l’énergie domine dans la vésicule biliaire, puis elle passe dans le foie où elle agit jusqu’aux alentours de 3h. Un réveil nocturne répété dans cette tranche horaire (23h/3h) traduit le plus souvent un engorgement du foie. Plutôt que de recourir à des somnifères qui n’apporteraient qu’une réponse symptomatique, ces insomnies vous annoncent qu'il est temps de faire un drainage hépatique.

Drainer son foie, rien de plus simple

Les plantes bonnes pour le foie se reconnaissent à leurs principes amers. Romains et Grecs attribuaient déjà aux substances amères (de la chicorée par exemple) des vertus digestives et s’en servaient sous forme de préparations contre l’insuffisance hépatique ou la jaunisse.
(...)

Le pissenlit (Taraxacum dens leonis), amère comme il faut, draine et stimule le foie.
Le pissenlit peut être consommé sous forme de compléments. Mais on peut tout simplement le consommer cru ou cuit, à l’occasion d’une cure printanière.

Pas besoin non plus de se compliquer la vie avec l'artichaut. Vous venez de préparer des artichauts ? Gardez l’eau de cuisson pour en faire un potage. Ce qui accompagne votre vinaigrette, c’est la bractée de l’artichaut, mais ce qui stimulera votre foie, c’est sa feuille.
Excellent draineur hilaire et hépatique, très riche en sels minéraux, la feuille d'artichaut a fait l’objet de nombreux travaux démontrant son efficacité en cas d’insuffisance hépatique, et entre d'ailleurs dans la composition de nombreux médicaments. Le plus simple et le plus efficace est de boire l’eau de cuisson des artichauts (bio, il va sans dire). Notez seulement que cette "eau d'artichaut" est déconseillée en cas d’arthrite et d’infection urinaire.

Le stimuler et le régénérer, facile aussi

Trois plantes s'imposent pour favoriser la restauration du foie et la régénération des cellules hépatiques. Leur choix dépend du degré de gravité de l'atteinte hépatique.
La première est le Chrysantellum (Chrisantellum americanum), idéal en entretien pour réguler les fonctions métaboliques de base et en prévention (cholestérol, triglycérides, calculs...). Cette sorte de petite marguerite est un super-dépuratif doublé de propriétés toniques et hépatoprotectrices. Chez les Amérindiens Kalinas, elle est utilisée en prévention et en guérison très régulièrement pour se "nettoyer" toutes les 3 lunes.
La deuxième, le chardon-Marie, est plus adaptée à des situations de crise, de la crise de foie aux hépatites virales aiguës, voire la cirrhose. C'est aussi une solution pour éliminer les effets secondaires de la chimiothérapie. Non seulement le chardon-Marie protège les cellules du foie, mais il stimule aussi leur renouvellement. S’il s’agit de récupérer d'un excès alimentaire, quelques gélules ou des tisanes suffisent. En cas de troubles graves, il faut évidemment bien plus que des tisanes.
Les gélules de chardon-Marie peuvent convenir, mais les dosages doivent être assez élevés pour donner des résultats dans les troubles sérieux.
Il en va de même pour le remède hépatique suprême, le desmodium, plante dans ce domaine supérieure à toute autre.

Cette herbe qui ressuscite des foies médicalement moribonds

Le desmodium (Desmodium adscendens) est une autre plante assez répandue sur le continent noir (du Sénégal au Congo, en passant par la Côte d’Ivoire) où on la trouve au pied des palmiers à huile ou des cacaoyers.
Les propriétés sans équivalent (même en médicaments) du desmodium ont été mises à jour par un médecin toulousain, le docteur Pierre Tubéry et son épouse, médecin également, le docteur Anne-Marie Tubéry.
(...)
Il est maintenant facile de se procurer cette plante en France sous forme de complément alimentaire. Elle n'est pas interdite, comme on le dit parfois. Croyance due sans doute au fait que les autorités de santé, arguant d'une prétendue toxicité, ont tenté de l'interdire il y a quelques années. En vain.
Mais comme toujours en matière de remède universel, gare à la contrefaçon : il existe 34 variétés différentes de desmodium, et seul le Desmodium adscendens a fait ses preuves. Gare aussi aux formes galéniques, aux résultats très variables, et gare aux dosages !
La solution la plus sûre est de s'approvisionner chez un herboriste reconnu qui pourra vous fournir la plante sèche. Puis d'en faire des décoctions : il suffit de faire bouillir pendant 15 minutes 10 g de plante sèche (tiges et feuilles) dans un demi-litre d’eau et de filtrer. Et de consommer le produit dans la journée, et ainsi de suite jusqu’à disparition des symptômes.
On peut également se procurer du desmodium en gélules. La posologie habituelle est de 10 g par jour. Mais attention ! Cette plante est un puissant remède et par conséquent, dangereuse à l'excès. On se rend malade à prendre trop de desmodium trop longtemps. Vertiges, perte du goût, fatigue... Songez-y !
Ne jamais dépasser 10 g/jour.
Trois semaines de cure suffiront en entretien (en gélules, le desmodium ne fait effet qu'au bout de 3 ou 4 jours), à renouveler 3 ou 4 fois dans l'année. En cas d'atteinte sérieuse du foie, comptez au moins 2 mois de traitement avec des pauses toutes les 3 semaines.

(...)

 

jeudi 9 avril 2015

Notre alimentation perd ses nutriments !

Depuis 1950, des chercheurs mesurent le contenu nutritionnel de l'alimentation, fruits légumes et viandes, car les micro-nutriments qu’elle contient - vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras et acides aminés - sont indispensables à notre santé. Or dans les années 1950, manger une banane, une orange et une pêche, suffisait à pourvoir les « apports journaliers recommandés » (AJR) d'une personne en vitamine A. Or aujourd’hui il faut manger 100 pommes pour apporter la même quantité de vitamine C que fournissait une seule pomme dans les années 50 !

Les Golden standardisées de nos supermarchés apportent environ 4 mg de vitamine C alors que « la transparente de Croncels » une vieille variété de pommes, en fournissait 400 mg dans les années 50, soit 100 fois plus. Quant à la vitamine A, il faut 21 oranges aujourd’hui pour fournir la vitamine A d’une orange d’hier ! pareil pour le fer de la viande ou le calcium des légumes. Partout les apports n’ont cessé de reculer.
Cette diminution inquiétante a été mise en avant par une étude menée au Canada en 2002 et publiée par le premier quotidien du pays, The Globe and Mail, et la chaîne de télévision CTV News. Cette étude compare les tableaux de nutriments publiés à différentes époques, avec les taux de vitamines et minéraux contenus dans 25 fruits et légumes[i].

Par la suite, le rapport Still No Free Lunch de Brian Halweil, du World Watch Institute[ii] (États-Unis), publié en 2007 a fait le bilan des études existante et a de nouveau remis en évidence cette diminution généralisée des nutriments.
En cause pour expliquer ce phénomène, l'utilisation intensive de pesticides qui augmentent la vitesse de croissance des plantes et diminuent proportionnellement le temps de fixation des micronutriments. En cause également, selon Brian Halweil, les traitements de conservation et les rallongements du temps de transport. Un aliment parcourt en moyenne 2.500 kilomètres avant d'être consommé ! « Certains fruits, cueillis trop tôt, n'ont pas le temps de développer les nutriments liés à l'ensoleillement, comme les anthocyanines ou polyphénols, ces composants qui nous protègent contre le cancer ou la détérioration des cellules du cerveau. Quant au taux de vitamine C dans les pommes et abricots cueillis verts : il est proche de zéro ! » précise Mediapart.

Que faire alors pour manger des produits meilleurs pour notre santé ? manger du bio indique Brian Halweil, en effet, «  les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle… avertit l'article de Terra Eco... Manger des fruits et légumes bio mûrs et locaux ... En voilà un programme !

http://www.terraeco.net/Pourquoi-une-pomme-des-annees-1950,58246.html



dimanche 8 février 2015

Le foie en médecine traditionnelle chinoise

En médecine traditionnelle chinoise (MTC), on établit des grandes corrélations entre les éléments qui régissent notre vie.
Le Foie forme un couple avec la Vésicule biliaire, et tous deux sont associés à l’élément bois (il existe aussi les éléments Feu, Terre, Métal et Eau, voir un ancien post à ce sujet). Sa saison est le printemps,  les organes de sens concernés sont les yeux et la vision, les éléments du corps qu’il « gouverne » sont les tendons/ligaments/muscles et les ongles. 
On lui associe aussi la saveur acide, et comme émotion, la colère.
Cet article résume (à grands traits) quelques caractéristiques couramment associées au Foie et à ses déséquilibres les plus courants.


Quelques rappels concernant cet organe : 

Le foie (ou glande hépatique) est un organe abdominal qui assure trois fonctions vitales : une fonction d'épuration, une fonction de synthèse et une fonction de stockage. Il occupe la partie supérieure droite de la cavité abdominale, juste sous le diaphragme, et est de couleur brun-rouge.
Il est composé de deux lobes principaux. C'est le plus volumineux des viscères humains (deux pour cent du poids corporel), soit une moyenne de 1.1 à 1.5 kg. C’est l'organe du corps humain qui effectue le plus grand nombre de transformations chimiques. 

Le foie a un rôle très important dans le corps : il constitue une véritable usine chimique, et régule les niveaux et les concentrations de la plupart des substances chimiques dans le corps.
Il produit les protéines du plasma sanguin, stocke le glucose qui n’est pas immédiatement utilisé dans le corps, sous forme de glycogène, et le libère de nouveau dans le sang sous forme de glucose quand le corps en a besoin. Il règle aussi le niveau des acides aminés du sang. Enfin le foie évacue les substances toxiques du sang, stocke le fer et synthétise de nombreux enzymes qui interviennent dans les processus métaboliques à l’échelle cellulaire.


Le foie en médecine chinoise 

On l’a dit précédemment, le Foie est associé au printemps. Au printemps, l’énergie de la nature est jaillissante. Le Foie par comparaison est chargé de la circulation de l’Energie, le QI, dans le corps. 
On compare ainsi parfois le Foie à un Général de l’armée, car c’est à lui que l’on doit l’organisation générale de toutes les fonctions du corps. Il règle et assure le mouvement du Qi ainsi que la bonne circulation du sang et des liquides organiques.
Le Foie a aussi pour rôle de stocker le sang dans le corps, de contrôler les tendons et l’activité musculaire. 

Ainsi quels types de problèmes peut-on voir apparaître lorsque le Foie est en déséquilibre ?

Quand le Foie assure mal la circulation de l’énergie dans le corps, la première conséquence qui peut en découler sera une mauvaise digestion. Si la circulation est trop rapide, cela peut entrainer des ballonnements et remontées acides, si elle est trop lente, une surcharge de l’Estomac. 

Ensuite, tout problème de la circulation veineuse tendra à indiquer un déséquilibre du Foie. 
On considère en effet qu’au repos, le Sang « retourne » au Foie, il contribue à reconstituer l’énergie du corps. Au contraire, lorsqu’une personne est active ou fait du sport, le Sang s’écoule du Foie pour approvisionner les parties du corps qui en ont besoin. A l’état de repos, le sang rejoint le Foie pour y être à nouveau stocké. Quand pendant le repos, le Sang retourne mal au Foie, le sommeil de la personne pourra en être affecté et le sommeil, peu récupérateur.

Sur le plan gynécologique, cette fonction de stockage du sang par le Foie est très importante. Si le Sang du Foie est insuffisante, les règles seront faibles et irrégulières, et inversement. Tout dysfonctionnement du Foie peut ainsi affecter les règles. Le symptôme prémenstruel qui se traduit souvent par une poitrine lourde, des tensions et des crampes avant les règles résulte ainsi d’un déséquilibre du Foie. 

On peut également noter que le méridien du Foie se termine dans le corps au niveau des yeux. C’est ainsi que Foie et vision se trouvent reliés. Si la quantité de sang stockée est insuffisante, les yeux ne seront pas convenablement nourris et des symptômes tels que la vision trouble, « les mouches volantes » devant les yeux ou les yeux secs peuvent apparaître. Les ongles seront aussi secs et cassants. 

Enfin un déséquilibre du Foie peut s’exprimer par des crampes et des entorses car le sang « nourrira mal »  les tendons et ligaments. 

Sur le plan psychique, on associe différentes activités mentales au Foie. C’est le siège de notre émotivité et l’origine de nos actions irréfléchies, de nos emportements. Il influence notre capacité à organiser notre vie et à lui trouver un sens. Il donne la force créatrice et l’esprit de décision.Le Foie est aussi le siège de la créativité et de l’imagination.
Un manque d’énergie au niveau de l’aspect mental du Foie se traduit notamment par un manque de concentration. A l’inverse un excès se signale par de la colère, de l’irritation, de l’hyper nervosité.
Enfin, il a donc un rôle primordial dans la gestion des émotions. Un déséquilibre du Foie va se manifester par des émotions telles que colère, irritabilité, ressentiment, frustration.

Foie et alimentation en MTC

Il existe cinq principales saveurs en médecine chinoise : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. A chacune de ces saveurs correspond un organe dans lequel elle agit plus spécifiquement. Ainsi l’acide est associé au Foie, l’amer est associé au Cœur, le doux est associé à la Rate, le piquant est associé au Poumon et le salé est associé aux Reins. Ainsi que l’explique Philippe Sionneau « Il faut savoir qu’une saveur, en quantité modérée, nourrit l’organe qui lui est associé. Manquer d’une saveur induit donc une malnutrition de l’organe correspondant et des tissus corporels qui lui sont associés. Mais un excès de cette même saveur lèse cet organe, entravant son bon fonctionnement, et provoquant des troubles dans l’organisme. L’harmonie des saveurs est donc fondamentale à notre équilibre. Mais ce n’est pas tout. Chaque saveur possède une action spécifique dans l’organisme et engendre des effets métaboliques précis ». 

Le Foie, selon la vision de la médecine chinoise, est associé comme on l’a vu, aux tendons, aux muscles et aux yeux. Une consommation raisonnable d’aliments de saveur acide tonifie le foie, nourrit les tendons et les muscles, permet une vision correcte. Une consommation insuffisante ou excessive d’aliments de cette même saveur entraîne une perturbation du foie, qui ne nourrit plus de manière adaptée les tendons et les muscles, provoquant tendinites et crampes.
Parmi les aliments acides on peut citer notamment pourpier, tomate, abricot, cerise, citron, fraise, kiwi, mandarine, mangue, orange, pamplemousse, pêche, pomme, prune, raisin, vinaigre.

samedi 22 novembre 2014

De la perte de repères aux aberrations alimentaires, PE Canon, Biloba

Je vous fais partager des extraits d'un article de Pierre-Emmanuel Canon du Réseau Biloba, que vous pouvez retrouver sans son intégralité en ligne à l'adresse http://www.reseau-biloba.com/perte-reperes-aberrations-alimentaires/


(...)
Dans ce long chemin d’égarement à tous niveaux, notre alimentation est devenue une aberration. Le plus durement touché par ce remplissage délétère, c’est notre côlon. Ensuite par effet de conséquence c’est notre foie qui est lourdement impacté. Viennent ensuite les autres organes, glandes et fonctions qui souffrent en cascades. (…)

Quand une partie du côlon va mal, des problèmes vont se manifester dans la zone de l’organisme qui lui est lié de façon réflexe (cf. zones réflexes des pieds, des mains, des oreilles, des yeux…). Or, de nos jours, il n’existe plus de côlon sain, si ce n’est parfois à la naissance. Comme il existe très peu de terminaisons sensitives dans nos côlons, on ne sentira pas grand-chose, même en cas de problème sérieux. Ce sont des signes extérieurs et périphériques qui vont petit à petit retenir notre attention. Allergies, fatigue, ballonnements, mauvaise haleine, boutons, langue chargée, éructation, flatulence, irritabilité, constipation, diarrhées chroniques, inflammations à répétition, hyperperméabilité de la muqueuse intestinale et bien d’autres encore.
Tous ces témoins parlent d’un état avancé de dégradation du côlon. Des zones de stagnation, d’accumulation et de putréfaction entraînent le développement d’une flore intestinale pathogène. Cette dernière ayant pour but de régulariser la situation va produire ses propres déchets qui à leur tour vont agresser la précieuse muqueuse monocellulaire de notre côlon. A force, des « brèches » vont se former et les toxines et autres substances indésirables vont passer directement dans le sang.

Étonnamment, c’est cette fine paroi, dont l’épaisseur est celle d’une cellule, qui nous protège de l’extérieur. Tant qu’un « poison » ingéré reste dans notre système digestif et est conduit vers la sortie, tout va bien, il n’entre pas vraiment dans notre corps. La perméabilisation progressive de notre côlon est donc une grave menace pour notre intégrité métabolique et psychique.

Psychique ? Et bien, comme de plus en plus de monde le sait, notre ventre est fréquemment appelé notre deuxième cerveau. En fait, chronologiquement, il fut le premier. Il y a dans notre abdomen autant de neurones que dans le cerveau d’un chat, soit plus de 100 000 000. De quoi réfléchir !

C’est également là que sont sécrétés plus de 20 neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, dopamine…) ainsi que 75 à 85% des cellules immunitaires de notre organisme ! Bref, quand le ventre va mal, c’est tout le système qui disjoncte.


Des aliments qui jouent contre nous

Quels sont ces aliments qui nous détruisent à petit feu ?

Le premier accusé appelé à la barre sera le sucre. Il en existe certes beaucoup de sortes, mais tous portent plus ou moins préjudice à notre santé.

Les sucres raffinés (blancs) sont bien évidemment nos pires ennemis. Pour eux, c’est simple, il n’y a que le bannissement complet qui soit raisonnable. À moins que le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires et le cancer ne vous inquiètent pas. (...)

Le deuxième accusé est le lait de vache et tous ces dérivés (beurre, fromages, yaourts…)
Là aussi, le sujet a été traité et retraité et les preuves sont tout simplement accablantes. Le lait de la vache est destiné à la croissance du veau, point barre. Tout le monde sait que le veau se développe à une vitesse sans commune mesure avec celle du nourrisson. Les produits laitiers sont plus que soupçonnés de booster le développement des cellules cancéreuses.(...)

Le troisième accusé est un groupe de céréales qui sévit sous le nom de S.A.B.O.T. (Seigle, Avoine, Blé, Orge et Tritical)

Leur point commun le gluten.

Le gluten est une masse protéique élastique et visqueuse. Tiens, encore une protéine qui pose problème ! Cette fois-ci, on se retrouve tout simplement face à une forme de glue. Bien qu’idéale pour tapisser, elle ne va pas être la bienvenue dans notre système digestif. Même en faible quantité, le gluten engendrera des lésions dans notre intestin. (...)



Assainir notre organisme

Nous avons pour cela tout un arsenal de techniques naturelles et de plantes pour nous aider. Commençons par le côlon qui devrait être notre priorité absolue. Deux voies s’ouvrent à nous, celle du haut et celle du bas.
Par la voie du haut, nous avons les cures d’eau d’argile. Particulièrement bénéfiques, elles vont pomper et emporter les toxines accumulées dans le système digestif tout en nous reminéralisant. Nous avons également le tégument de psyllium blond qui agira comme un véritable balayage en douceur du côlon. Il existe encore bien des possibilités, mais ces deux premières pistes sont déjà excellentes pour démarrer.
Par la voie basse, nous avons les lavements et les irrigations coloniques. Bien que peu glamour, ces approches sont d’une valeur inestimable pour la santé et le bien-être. L’irrigation colonique est particulièrement indiquée pour rétablir des états de santé fortement dégradés. Pour ceux qui aiment lire avant d’appliquer, je conseillerais l’ouvrage sur le sujet de Norman Walker(1).
Et pour terminer, prenons soin de notre foie (et de notre vésicule biliaire). (…)

Et après la lecture de cet excellent article, je ne saurais trop vous recommander  les séances de shiatsu et de leur effet bénéfique sur tous ces organes …

samedi 5 avril 2014

Connaissez-vous votre équilibre acido-basique ?

Je vous invite à découvrir un nouvel article du réseau Biloba, dont voici le début.

Cette notion dont parlent certains magazines ou journaux, reste encore pour la plupart des gens une sorte de concept un peu obscur pour spécialistes de la nutrition. Il n’en est rien. Cet équilibre est à la base de la plupart des réactions chimiques de notre corps.
Nos liquides organiques doivent se maintenir à un certain maintenir (appelé pH) ni trop acide, ni trop basique. De cet équilibre dépend tout notre fonctionnement interne et le « terrain de fond » de notre santé. Décryptage.

 Chaque système et chaque organe de notre corps fonctionne à un pH (potentiel hydrogène qui nous renseigne sur la tendance acide ou basique d’un milieu donné) qui lui est propre. De la justesse de ces différents niveaux de pH dépendra le bon fonctionnement des enzymes indispensables au déroulement correct des réactions biochimiques dans notre organisme. Une perméabilité juste entre le sang, le système digestif et les organes est indispensable à la délimitation des niveaux de pH de chaque système ainsi qu’un bon statut micro-nutritionnel.

Les effets secondaires d’un déséquilibre acido-basique sont nombreux : fatigue, déprime, inflammations, troubles de la peau, calculs et problèmes urinaires, arthrite,… pour n’en citer que quelques-uns. Et pour ne rien arranger, notre mode de vie (stress, pollution et aberrations alimentaires) nous conduit bien souvent vers ce qui est communément appelé un terrain acide. Or pour corriger un pH tissulaire trop acide, l’organisme puise des minéraux basiques (cf. recherche permanente de l’équilibre) dans les tissus, s’il ne les trouve pas dans l’alimentation, pour neutraliser les acides excédentaires.

Quelles sont les causes de l’acidification du terrain ?
La sous-oxygénation (vie sédentaire, le manque d’activités physiques) => Faire de l’exercice, pratiquer régulièrement la marche, bouger !

L’excès d’aliments acidifiants et le manque d’aliments basifiants. => Mieux équilibrer son assiette en s’informant. Quelques exemples d’aliments très acidifiants (donc à consommer avec modération ou à éviter) : viandes rouges, fromages, alcool, sodas, huiles cuites, margarines hydrogénées, chocolat, pain blanc,… 

Quelques exemples d’aliments alcalinisants (c’est à dire basifiants) : artichauts, avocats, brocolis et choux, courges, bananes, dattes, raisins secs, jaunes d’œufs, basilic, persil, etc. Remarque : L’échelle des pH va de la valeur 0 à la valeur 14. 0 étant le plus acide (milieu riche en proton H+) et 14 le plus basique (milieu pauvre en proton H+). La valeur 7 représente un pH neutre. Prenons l’exemple du Coca Cola, et nous obtenons un pH d’environ 2,4. Rien de tel pour décaper les métaux rouillés grâce à sa puissante acidité ! Mais pour votre corps…

La mauvaise dégradation des aliments (troubles du système digestif) => Apporter les corrections nécessaires (changement de diète avec l’aide d’un naturopathe et/ou d’un nutritionniste, compléments alimentaires).

Le stress, le surmenage, la pratique (trop) intensive du sport, les pathologies chroniques. => Apprendre à se détendre (méditation, yoga, tai chi, relaxation, sophrologie,…).

Prendre du temps pour soi, se faire soutenir et accompagner par des personnes compétentes. Hypo métabolisme par carence en vitamines, minéraux et oligoéléments. => Compléments alimentaires et régimes adaptés.

Baisse de l’élimination rénale et cutanée. => « Nettoyer » et soutenir les émonctoires (cures de détoxification adaptées pour permettre au corps de se débarrasser des toxines qui l’encombrent).

Pour lire la suite, cliquez ici : http://www.reseau-biloba.com/equilibre-acido-basique-base-sante-durable/

samedi 25 janvier 2014

La vitamine C, un allié pour la santé

La vitamine C intervient dans de grandes fonctions de l'organisme : défense contre les infections virales et bactériennes, protection de la paroi des vaisseaux sanguins, assimilation du fer, action antioxydante (capture des radicaux libres), détoxication de substances cancérigènes, cicatrisation.

Favoriser l'absorption de vitamine C dans son alimentation est donc essentielle, car l'homme ne peut la synthétiser naturellement dans son organisme. Heureusement, la vitamine C se trouve dans tous les végétaux mais à des quantités variables. Les principales sources de vitamine C sont les fruits (agrumes, fruits rouges) et les légumes. Pour assurer la couverture des besoins quotidiens en vitamine C, l'ANSES recommande de consommer environ 500 g de fruits et légumes par jour.

Il est facile de choisir des aliments riches en vitamine C, à titre d'exemples, voici certaines teneurs que l'on peut retrouver dans les fruits et légumes (en mg pour 100g consommé)

- persil : 190 mg
- poivron rouge cru : 162 mg
- poivron rouge cuit : 81 mg
- fraise : 67 mg
- orange fraîche, pulpe : 39.7 mg
- orange pur jus : 38.3 mg
- mangue fraîche : 37 mg

On trouve aussi de la vitamine C dans les céréales, les muesli, tous les choux.
La vitamine C est très fragile, et se détériore facilement à la chaleur.
Enfin, il faut savoir que les besoins en vitamine C sont accrus dans certaines situations pathologiques (fracture, infections, traitement anticancéreux) mais également en fonction des modes de vie (activité physique intense, consommation excessive d'alcool, tabagisme).

En hiver, il est donc important de consommer des aliments riches en vitamine C !

Pour en savoir plus :
Consulter le site de l'ANSES : http://www.anses.fr/fr/content/vitamine-c-ou-acide-ascorbique
ainsi que les tables Ciqual 2012 de composition nutritionnelle : http://www.ansespro.fr/TableCIQUAL

mardi 14 janvier 2014

L'alimentation en cause dans la croissance de l'asthme et des allergies

Bonjour à tous !
Je vous souhaite à tous, fidèles lecteurs ou lecteurs occasionnels une belle année 2014, et bien sur une bonne santé !
Nous parlerons aujourd’hui d’un thème qui m’est cher : le lien entre alimentation et santé, avec un article de Terra Eco, paru aujourd’hui sur le rapport explicite entre alimentation et asthme. Les chercheurs ont en effet montré que « l'explosion de l'asthme et de l'allergie depuis 40 ou 50 ans est le fruit de la transformation de nos assiettes. »
 
Des chercheurs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV, Suisse) rassemblés autour de Benjamin Marsland*, ont prouvé, par le biais d'essais sur des souris, que « le développement de l'asthme dépend de la quantité de fruits et de légumes consommés. Les bactéries intestinales fermentent les fibres alimentaires qui s'y trouvent, ce qui transporte dans le sang des acides gras qui influencent la réponse immunitaire des poumons. »
 
Ce nouveau résultat plaide de nouveau pour une consommation quotidienne de fruits et légumes. En plus de l’effet protecteur déjà bien connu des fibres fermentables dans la prévention du cancer du côlon, cette étude montre désormais pour la première fois l'influence positive des bactéries intestinales sur les poumons.  
 
L’article de Terra Eco explore d’autres travaux de recherche exposant ce lien, notamment ceux du chercheur écossais Graham Devereux, qui travaille sur la question du lien entre alimentation et asthme depuis 1994. « La prévalence de l’asthme a augmenté bien trop vite depuis quarante, cinquante ans pour que cette croissance s’explique par une modification génétique », explique-t-il. Pour le chercheur et ses collègues, ni la pollution, ni le tabac, ni les pollens ne peuvent expliquer l’impressionnante explosion d’asthme et d’affections allergiques constatée depuis 40 ans. La raison serait à chercher dans notre régime alimentaire moderne. Différents facteurs pourraient être mis en cause, en particulier le déficit en antioxydants, en acides gras ou minéraux, ou encore précisément des fibres ...
Une raison de plus d’être vigilant quant à son alimentation !

Pour en savoir plus :
L’article de Karine Le Loët de Terra Eco, en ligne à l’adresse :
http://www.terraeco.net/Explosion-de-l-asthme-et-si-la,53265.html

Le communiqué de presse accompagnant la sortie de l’étude suisse : http://www.snf.ch/fr/pointrecherche/newsroom/Pages/news-140106-communique-fibres-alimentaires-protegent-contre-asthme.aspx
(*) Aurélien Trompette, Eva Gollwitzer, Koshika Yadava, Anke K. Sichelstiel, Norbert Sprenger, Catherine Ngom-Bru, Carine G. Blanchard, Tobias M. Junt, Laurent P. Nicod, Nicola L. Harris, Benjamin J. Marsland (2014). Gut microbiota metabolism of dietary fiber influences allergic airway disease and hematopoiesis through GPR41. Nature Medicine. doi: 10.1038/nm.3444

vendredi 8 novembre 2013

Les perturbateurs endocriniens : un danger permanent et invisible pour notre santé




Le Monde, l’Express, 60 millions de consommateurs… tous les journaux ont consacré récemment un article à ce problème. Pourquoi ? Les perturbateurs endocriniens, « PE » ont été projetés sur le devant de la scène médiatique car le parlement européen doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à nous protéger des effets de ces substances qui interfèrent avec le système hormonal. C’est pourquoi, articles et contre-articles de scientifiques critiquant ou plébiscitant ces mesures ont foisonné. Certains scientifiques sont soupçonnés d’être trop proches des milieux industriels, au mépris de la santé publique.

Les perturbateurs endocriniens : qu’est-ce que c’est ?

Un perturbateur endocrinien est une substance chimique interférant avec le fonctionnement des glandes endocrines, organes responsables de la sécrétion des hormones. Ils sont suspectés, même à très petites doses, d’avoir des effets sur les organes, et peuvent altérer la régulation du métabolisme, le développement, la reproduction.

Où les trouve-t-on ?

Ces PE, on les retrouve partout ! En effet, ils se retrouvent dans l’eau, l’alimentation, l’air, mais également dans les cosmétique. La difficulté, c’est que nous sommes exposés à doses faibles, mais de manière continue à ces substances.
Certains PE peuvent ont une origine naturelle (les hormones) : celles-ci ne posent pas de problème à l’organisme qui peut s’en débarrasser rapidement. Elles restent très peu de temps dans l'organisme et ne s'accumulent pas dans les tissus. Les PE qui proviennent de l’activité humaine, proviennent le plus souvent de produits chimiques industriels ou agricoles, ou de traitements médicaux (contraceptifs).

Comment s’en protéger ?

Il faut dans tous les cas regarder les étiquettes des produits de consommation. L’un des PE les plus connus est le bisphénol A (BPA), une substance chimique utilisée pour la fabrication de plastiques et de résines et qui a été interdit dans la composition des biberons en 2010.
Autre substance bien connus, les phtalates, utilisés pour assouplir les plastiques. Comme pour le bisphenol A, les molécules des phtalates peuvent se libérer et migrer des emballages de produits alimentaires vers les aliments. C’est d’ailleurs la principale cause de contamination pour les adultes.
Dans les produits d’hygiène et les cosmétiques, le constat est alarmant. Rouge à lèvres, fonds de teint, gels douches, shampoings ….. Une récente étude estime  que 40 % des produits en contiendraient !
En cause, des conservateurs : les parabens (chercher dans les étiquettes « butyl-» ,  « propyl-» « benzyl-» et autres « pentyl»), le triclosan et le phénoxyéthanol.
Pour se protéger, pensez aux produits bio, qui n’en contiennent pas !

samedi 14 septembre 2013

La médecine chinoise au secours de nos assiettes


Bonjour à tous !

La rentrée met à l'honneur la diététique chinoise, avec un article paru dans le magazine gratuit Bio info n°15, qui se dote pour l’occasion d’une très jolie couverture (voir l’image ci-dessous).  La journaliste, Isabelle Petiot nous rappelle quels sont les principes de la médecine traditionnelle chinoise appliqués à l'alimentation et combien de récentes études scientifiques valident les bénéfices de cette alimentation dans la prévention des cancers, maladies cardiovasculaires et dégénératives.

Extraits choisis :

"La diététique chinoise envisage la personne dans sa globalité : psychisme, organes, émotions, environnement... L'alimentation traditionnelle chinoise se compose essentiellement de végétaux : céréales et légumes". L'adopter signifie donc renoncer à croire que la viande ou le poisson sont plus importants que le légume.

La MTC nous dit-elle encore, "préfère les aliments cuits et chauds, afin d'apporter de l'énergie (le Qi) au corps, notamment en hiver. Pour qu'ils ne perdent pas leurs nutriments, il faut aussi perdre l'habitude de les cuire trop longtemps... et lorsqu’on consomme des crudités (...) on les associe (...) à des aliments chauds. (...) »

Seconde condition d'une bonne santé : cette énergie doit circuler. (...) C’est le yin et le yang qui la polarisent et l’aident à se mettre en mouvement. Un équilibre doit se jouer entre tout ce qui est complémentaire dans l’univers : le chaud et le froid, le clair et le sombre, (…) et entre certains fonctionnements organiques qui leur sont dynamiquement opposés comme l’inspiration et l’expiration, la contraction et l’extension… »

Enfin rappelle encore Isabelle Petiot, « l'équilibre acide, amer, sucré, salé et piquant joue un rôle important dans l'alimentation".

« Tous ces équilibres favorisent la bonne circulation de l’énergie entre des organes comme le foie, le cœur la rate, les poumons et les reins ».
 
Retrouvez ce magazine dans vos magasins bio ou en ligne à l'adresse :
 

mercredi 7 août 2013

Le manque et l’excès : s’équilibrer grâce au shiatsu

Un article proposé par Stephane Cuypers du blog Shinmon Shiatsu (publié le 6 août 2013)

 
Comment se débarrasser de ses mauvaises habitudes grâce au shiatsu
 
Dans l’article précédent, nous parlions des méfaits du sucre sur la santé. Lire à ce sujet entre-temps le National Geographic de ce mois d’août « Sugar : why we can’t resist it », décrivant les méfaits de la consommation de sucre et aussi… de sa production (sur l’environnement, sur la vie des populations locales…). C’est toujours un plaisir d’être sur la même longueur d’ondes :-)
Le sucre n’est qu’une des choses dans notre vie que nous aurions tendance à prendre en excès. On peut citer le tabac, l’alcool, le café… Ou des déséquilibres alimentaires : trop de sel, trop de viande, trop de desserts….Des déséquilibres physiques, trop de sport ou pas assez, ou sexuels… Des déséquilibres mentaux, comme trop de pensées, ou émotionnels….
L’état de manque semble propre à l’humain. Et nous le comblons par l’excès. Je ne parle pas ici des besoins de base de la pyramide de Maslow (manger, dormir…), qui doivent simplement être satisfaits pour survivre.
 
 
Pyramide de Maslow
Pyramide de Maslow

Mais une fois que c’est fait… Si nous n’avons pas de maison, nous en voulons une et quand nous en avons une, nous en voulons deux. Et ainsi de suite, indéfiniment, avec les objets, mais aussi les relations, les sentiments… Cela me fait penser à ces déséquilibres sur les méridiens du shiatsu. Il y a le KYO/Vide/Manque d’énergie quelque part, il y a JITSU/Plein/Excès ailleurs. Si nous appliquons ces principes énergétiques, le shiatsu offre-t-il des solutions pour combler le manque et tempérer nos excès ? Certainement.
 
Observons le mécanisme. D’abord, il y a le manque. Le manque vient de l’intérieur. Il ne pourra être satisfait par ce qui vient de l’extérieur. Si vous voulez désespérément être aimé, mille personnes ne suffiront pas. Mais nous projetons le manque vers l’extérieur, où il trouve un terrain favorable pour s’enraciner. Le manque induit l’excès, car nous allons surcompenser. Et l’excès induit à son tour le manque. Reprenons l’exemple du sucre : la prise de sucre induit un manque brutal qui conduit à une nouvelle prise, etc.
Cercle vicieux. Comment le transformer en cercle vertueux ? Il existe des dizaines de méthodes pour y arriver, on a écrit des centaines de livres sur la question… Mais que pourrait-on faire avec le shiatsu, tout simplement, en posant les mains ?
 
 
La voie de l’Esprit
 
Avant de poser les mains, il est certain que la pratique du shiatsu (en donner ou en recevoir) offre déjà un cadre de pensée et de vie. Un autre regard. Essayons d’appliquer pour voir.
On dit en shiatsu : il est plus important de travailler le KYO/le Yin/le manque d’énergie que le JITSU/le YANG/le symptôme. Si la disparition du symptôme est une chose, la guérison n’est effective que si le YIN, le caché, le manque est résolu.
Les arts Orientaux, sous l’influence du Bouddhisme, sont souvent des arts de la Voie du milieu. Il faudra donc travailler à la fois sur le manque et l’excès, sachant que le manque doit disparaître au final.
 
Voici quelques pistes :
 1.Prendre conscience de ce qui nous fait du tort, s’observer, se connaître. En cas d’addictions alimentaires, par exemple, le corps sait ce qui lui fait du tort ou du bien. Ecouter son corps est la première chose. Comment vous sentez-vous physiquement lorsque vous exagérez ? Où est votre limite ? Une pratique régulière du shiatsu nettoie le corps et le rend sensible aux excès, quels qu’ils soient.
 2.Ne pas culpabiliser. La culpabilité est propre à l’Occident et elle ne vient rien faire qu’aggraver les symptômes. Quand vous « fautez », si cela arrive encore, espérons que ce soit bon. Voir ce mécanisme permet de l’éviter.
 3.Décider et commencer tout de suite. C’est une stratégie pour piéger le mental qui nous dit que nous commencerons demain (et donc jamais). Il faut un signal clair, un geste fort. Mettre les substances addictives à la poubelle, par exemple.
 4.Réduire progressivement : la voie du milieu, c’est aussi réduire progressivement, s’accorder des rations. Pas supprimer tout d’un coup ! C’est se rendre malheureux et exacerber la tentation. En y allant progressivement, on se voit progresser, et le manque ne s’installe pas vraiment. A la fin, le manque s’est estompé, comme par magie.
 5.Revenir à la frugalité et à la simplicité comme style de vie. Etre toujours un peu vide et faire le vide est un état qui donne… de la place, et de l’énergie. L’état de saturation alourdit. La frugalité peut passer par des quantités moindres, mais des choses meilleures. Nécessité économique oblige, de plus : c’est meilleur, c’est plus cher, vous en prendrez moins.
 6.Casser l’habitude. Beaucoup d’addictions sont des habitudes. Aller à la machine à café pendant les pauses est une habitude, ou un geste social. On peut changer de geste et rester social.
 7.Reconnaître le manque, respirer. Le manque est aussi lié au temps, à la peur du lendemain ou à la compensation d’hier. Dans l’instant présent, là, quand vous lisez ces lignes, rien ne manque. Tout va bien, vous respirez, vous êtes en sécurité. Rien n’est jamais vraiment nécessaire si nous sommes dans l’instant présent. La méditation peut donner ce recul.
 
La voie du corps : travailler les méridiens
 
Ce qui précède, c’est si on réfléchit à des méthodes pour rééquilibrer manque/excès. Maintenant, un travail physique de shiatsu, sur certains méridiens, viendra aider efficacement à réduire ou supprimer les déséquilibres. Un déséquilibre de type sucre sera, par exemple, plutôt à chercher du côté du RP, de type sel du côté des reins… Etre assailli de pensées indiquera aussi plutôt le RP… Chaque organe a ses émotions. Quoique tout ceci soit à tempérer avec le diagnostic réalisé sur place. Chacun est unique et les interactions sont différentes. Chaque manque/excès, physique ou psychologique, aura son ou ses méridiens, ou ses points spécifiques. Donc, faites du shiatsu pour supprimer le manque et les excès.
A un niveau global, cela fonctionne déjà. Se sentir bien, détendu, en connexion profonde avec son énergie vitale, dans l’instant présent, rend plus tranquille. La sensation de joie de vivre, bien implantée et expérimentée chaque jour, permet de repousser en périphérie, voire de supprimer, toutes ces pensées de manque qui nous assaillent. Au final, le shiatsu fait un rééquilibrage profond et nous connecte à la joie de vivre par l’énergie du Cœur. Dès lors, chaque journée, chaque minute sont une satisfaction.

mercredi 12 juin 2013

La Tomate


En médecine chinoise, la tomate est classée parmi les aliments doux, acide, légèrement froid. La tomate est rafraîchissante (elle rafraîchit le Sang) et nourrit le Yin. Elle aide à la bonne hydratation de l’organisme, surtout en été. Elle est bénéfique à l'Estomac, au Foie et au Poumon.

Cette classification des qualités de la tomate en MTC se vérifie dans notre monde occidental. La tomate est un aliment faiblement calorique, mais elle contient de la vitamine C (entre 10 et 30 mg de vitamine C pour une tomate moyenne), des vitamines B8, B9, du carotène. Au niveau minéral, c'est surtout du potassium qu'elle contient, ainsi que du phosphore, du magnésium, du fer, du cuivre.

Cette richesse en potassium lui permet d'agir positivement sur l'hypertension et les reins. En effet, dans plusieurs cas, un bon fonctionnement rénal permet de diminuer l’hypertension. Une grosse tomate de 400 g contient environ 450 milligrammes de potassium.

Surtout, la tomate contient un antioxydant puissant : le lycopène, qui lui donne sa couleur rouge. Cet antioxydant permet de diminuer le risque d'accident vasculaire cérébral (Le Monde, octobre 2012), le vieillissement et certains cancers (prostate, poumon et estomac). Par ailleurs, la cuisson favorise l'assimilation de cette substance.

A cause de sa nature rafraîchissante, il faut toutefois la consommer avec modération en cas de vide du Qi, ou vide de la Rate. Comme toujours, de toutes façons, il faut garder à l'esprit que la diététique chinoise repose sur l'équilibre entre les différentes saveurs et les différents aliments : il faut consommer de tout, sans privilégier un aliment au détriment des autres. Mais la tomate offre sans conteste des atouts culinaires et santé importants, qui lui offrent une place de choix sur nos tables estivales !
Et pour finir, regardons ces jolies paroles de Pierre Desproges : 
" Le charme envoûtant de son goût flibustier tient tout entier dans cette trouble ambivalence, sel acide et sucre amer, qui vous explose en bouche quand vous croquez dedans. La tomate se mérite."