A typical Shiatsu session

Shiatsu is a hands-on approach whereby the practioner guides energy through the body. It is a method that rebalances the body's force, providing an immediate feeling of well-being, along with physical and mental relaxation.

dimanche 28 février 2016

Le sucre (1) : Quelques substituts au sucre blanc

Vous le savez, quand je teste avec vous le groupe des sucres avec la méthode Naet, beaucoup d'entre vous supportent mal cet aliment. Or il ya toujours des sucres mal mieux assimilés que d'autres par l'organisme.
Cet article de  pour La Ruche qui dit Oui passe en revue les différents sucres.

L'aspartame : sans intérêt nutritionnel, voir dangereux

"Revenons sur le sucre blanc en morceau, le fameux saccharose. Pour obtenir sa blancheur impeccable, on utilise divers procédés chimiques qui, par la même occasion, le débarrassent des végétaux, des fibres, des minéraux, des vitamines et des enzymes qui pourraient faire sa richesse nutritionnelle. Le rapadura, c’est tout simplement du sucre complet. C’est le sucre blanc avant qu’il ne soit lavé et vidé de toutes ses propriétés. Il vient de la canne à sucre et on l’obtient par évaporation de son jus. Très riche en vitamines et en oligo-éléments, il remplace aisément le morceau de sucre classique. Son goût est très prononcé, avec des accents de caramel et de réglisse. Certains adorent tandis que d’autres recherchent plus de neutralité. Dans les gâteaux, une petite quantité de rapadura suffit à obtenir un excellent résultat.

Et le sucre de canne ? Bof, bof. C’est du sucre un peu moins raffiné que le sucre blanc, ce qui fait qu’il contient un peu plus de minéraux, même si cela est, à priori, plutôt négligeable. Si vous le choisissez à la place du sucre blanc, ce sera plutôt pour son goût caramélisé. Attention, c’est parfois même du sucre blanc recoloré !


La stévia

Grâce à son très fort pouvoir sucrant (300 fois celui du sucre blanc), une toute petite quantité suffit ! En plus, son indice glycémique est de 0 – peut pas faire moins. Et ce n’est pas tout. Des chercheurs de l’université de Bangkok ont mis en évidence une batterie de supers pouvoirs : action anticancéreuse, effets anti-inflammatoires ou encore renforcement des défenses immunitaires. Alors on se rue sur la stévia ? Pas si sûr. Dénaturée par les industriels, celle qu’on trouve dans le commerce est bourrée d’additifs et ne semble pas tenir toutes ces promesses. Sinon, la stévia pousse sous tous les climats. Elle craint juste les gelées, il faut donc la rentrer l’hiver. Alors pourquoi ne pas en ajouter un pied à nos carrés de plantes aromatiques ? Les feuilles peuvent être mangées fraîches ou réduites en poudre verte après avoir séché.


Le sirop d’agave

C’est aussi une alternative intéressante. Il contient davantage de fructose que le sucre de table, ce qui lui confère un pouvoir plus sucrant. On a besoin d’en mettre deux fois moins pour trouver le goût sucré du saccharose, et son indice glycémique est assez faible**. Son goût neutre permet de remplacer facilement le sucre et il se dissout bien dans les liquides froids (yaourts par exemple) ou chauds. On peut aussi l’utiliser dans les gâteaux.

Néanmoins, sa concentration en fructose pose problème. Certes, plus de fructose renvoie à moins de glucose, ce qui fait diminuer l’indice glycémique. Cependant, le fructose à haute dose n’est pas très conseillé. Lorsqu’on le consomme via les fruits, il est accompagné d’enzymes, de fibres et de minéraux et il est absorbé lentement par l’organisme et en faible quantité. Manger du fructose concentré c’est dire bonjour aux poignées d’amour et aux triglycérides, car il aura tendance à se transformer en mauvaise graisse. Autre bémol, le sirop d’agave vient principalement de l’agave bleu cultivé au Mexique. Celui que l’on consomme en France a donc pris l’avion. À minima, on essayera donc de l’acheter issu du commerce équitable.


Le xylitol (ou sucre de bouleau)

Dans son pays d’origine, la Finlande, les habitants s’en servent dans la composition de bonbons anticaries. En effet, le xylitol régule le pH et réduit le taux d’acidité, ce qui est intéressant pour lutter contre l’acidité du milieu buccal qui provoque les caries. De plus, il a un pouvoir sucrant intéressant tout en étant hypocalorique (deux fois moins que le sucre), le tout avec un indice glycémique très faible. Il se présente sous la forme d’une poudre blanche, son goût est neutre et il tient bien la cuisson : il est donc facilement utilisable dans les gâteaux.

Beaucoup d’avantages pour ce substitut ! Mais aussi beaucoup d’inconvénients… Son extraction nécessite l’utilisation de produits chimiques : impossible donc de trouver du xylitol bio. Il est quand même garanti sur mon paquet « une absence totale de résidus de produits chimique ». De plus, une grande partie du xylitol est produit en Chine où la chaîne de production reste assez opaque. Attention lorsque vous choisissez le vôtre.


Le miel

Il contient tout un tas de vitamines, de minéraux et d’enzymes qui facilitent la digestion des sucres. Il présente aussi des propriétés antioxydantes. Concernant son indice glycémique, il varie selon les fleurs butinées par les ouvrières. Plus la part de fructose est élevée, plus l’indice glycémique est bas. Ainsi, si cela vous préoccupe, il faudra préférer le miel d’acacia ou de châtaigner par exemple. Son pouvoir sucrant est supérieur à celui du saccharose (1,2 à 1,5 selon les miels), donc, logiquement, on en mettra moins. Un autre atout du miel, c’est qu’on peut le trouver en circuit court, et garder une bonne visibilité sur sa production, contrairement aux autres substituts présentés ci-dessus. Quant au miel industriel, par contre, il est à fuir !


Et si on sucrait avec les fruits ?

La compote de pomme, la banane ou les fruits secs sont des aliments qui s’accommodent à merveille dans les gâteaux et donnent un goût sucré tout en étant le plus naturels possible. Comme l’expliquent le grand pâtissier Philippe Conticini et la réalisatrice Anne-Sophie Lévy-Chambon : « En concoctant ces gâteaux alternatifs, on s’est rendu compte à quel point le sucre blanc masque tous les autres goûts. On a découvert de nouvelles saveurs, de nouvelles associations. (…) D’un point de vue nutritionnel, en utilisant les sucres naturellement présents dans les fruits, les farines, le lait, la crème, on utilise également les fibres, les minéraux, l’eau et les nutriments qui vont avec eux. Le problème des aliments transformés, raffinés (sucre ou farine) est qu’ils sont justement pauvres en nutriments, on peut en manger des quantités importantes sans être rassasié. »

Philippe et Anne-Sophie sont les auteurs d’un livre de recettes, Gâteaux et gourmandises sans sucre dans lequel vous trouverez des idées de desserts sains et gourmands plutôt sophistiqués. Sinon, j’ai bien aimé le livre de Sue Quinn qui propose des recettes assez basiques avec de jolis visuels. Sur le net, on trouve aussi quelques adresses comme le blog de Green Cuisine qui nous propose quelques recettes sans sucre, mais aussi la recette du fameux banana bred, venue des Etats-Unis.

Ces quelques substituts ne sont qu’un échantillon. Devant les polémiques liées au sucre, de plus en plus d’alternatives sont proposées. J’ai sélectionné celles-ci car on les trouve facilement dans le commerce et parce qu’elles sont complémentaires les unes des autres. Nous aurions aussi pu évoquer la mélasse, le sucre de coco, le sirop d’érable, le sucre de palme… Vous les avez testés ? Racontez-nous !



* La Food and Drug Administration (FDA, « Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ») est l’administration américainedes denrées alimentaires et des médicaments. Cet organisme a, entre autres, le mandat d’autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis.

** Certains dénoncent néanmoins les processus de fabrication du sirop d’agave qui aurait pour effet de faire grimper son indice glycémique, difficile cependant de trouver des sources documentées à ce propos.

A lire :  Aymeric et Guillaume Lazarin, Halte au sucre, découvrez les plantes au pouvoir sucrant, Edition Rustica, 2014

source : http://blog.laruchequiditoui.fr/alternatives-au-sucre-blanc/

jeudi 25 février 2016

La viande et les produits laitiers bio présentent une meilleure qualité nutritive que les produits conventionnels

Cet article du JDLE rapporte que la viande et les produits laitiers d’origine bio présentent un meilleur profil nutritionnel lorsqu’ils proviennent de l’agriculture bio, ainsi que le révèlent deux grandes études publiées dans le British Journal of Nutrition.

Le phénomène était déjà connu pour les fruits et légumes: ceux issus du bio ne sont pas seulement moins chargés, ou dépourvus, de pesticides, ils présentent aussi une meilleur qualité nutritive. C'est la même chose pour les produits d’origine animale, à savoir la viande et les produits laitiers, révèlent deux études menées par l’équipe de Carlo Leifert, de l’université de Newcastle (Royaume-Uni).

Ainsi, pour la viande, celle d’origine bio présente ainsi 23% plus d’acides gras polyinsaturés -et parmi eux 47% en plus d’oméga-3- que celle issue du conventionnel. A l’inverse, les acides gras saturés, mauvais d’un point de vue cardiovasculaire, y sont moins présents, avec 18% moins d’acide myristique et 11% moins d’acide palmitique.

Idem pour les produits laitiers bio: non seulement ils contiennent 56% plus d’oméga-3 que ceux produits de manière conventionnelle, mais ils s’avèrent plus riches en vitamines A et E, en fer, mais moins en sélénium et en iode.

La différence viendrait du mode de production de production, moins intense dans les élevages bios, avec des animaux qui broutent de l'herbe et ont un accès vers l'extérieur.  La viande et le lait y sont systématiquement plus riche en acides gras bénéfiques et moins chargés en substances nocives.

Source :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-viande-bio-de-meilleure-qualite-nutritive,67317
Article du Journal de l'Environnement
16 février 2016 par Romain Loury

jeudi 18 février 2016

Epilepsie : l’efficacité de l’acupuncture et de la relaxation

Le magazine La Recherche de janvier 2016 a consacré un zoom à une conférence de la série Santé en Questions sur l’épilepsie organisée par la Médiathèque du Bachut de Lyon.

« L’épilepsie est un trouble neurologique se traduisant par des crises, causées par le fonctionnement anormal transitoire de neurones. Ces dysfonctionnements touchent une zone plus ou moins importante du cerveau, c’est pour cela qu’on préfère parler des épilepsies, qui se manifestent très différemment d’un personne à l’autre » explique Gilles Huberfeld, neurologue à l’hopital Pitié-Salpêtrière et chercheur au laboratoire Epilepsie de l’enfant et plasticité cérébrale. (…)

« Laurent Bezin, responsable du groupe Recherche translationnelle et intégrative en épilepsie, travaille sur des approches alternatives pour traiter des pathologies fréquemment associées à l’épilepsie, comme les troubles du comportement, de l’apprentissage, l’anxiété et la dépression. 
Il a montré que les médecines traditionnelles orientales (acupuncture, relaxation) étaient efficaces, et ses essais sur l’animal prouvent que des sollicitations sensorielles dans l’environnement des patients permettent d’améliorer leur réponse aux médicaments ».

Un domaine d’application pour le shiatsu …

mardi 9 février 2016

Barcelone, capitale de la médecine traditionnelle chinoise

Barcelone va accueillir le meilleur hôpital spécialisé dans la médecine chinoise d’Europe. Un accord a été signé fin janvier entre la Generalitat de Catalunya et la Beijing Administration of Traditional Chinese Medicine.
Une info de Equinoxmagazine.fr, Leslie Singla, 9 février 2016


"Outre la construction d’un hôpital, le projet entre les deux institutions prévoit également la mise en place d’études sur la médecine traditionnelle chinoise entre l’université Pompeu Fabra et l’université de Barcelone. Des observations seront également effectuées sur des plantes médicinales et la fabrication de produits de phytothérapie chinoise. Un centre culturel devrait également ouvrir ses portes afin de guider les patients dans l’utilisation des herbes dans ce domaine.
La Fondation Européenne de Médecine Traditionnelle Chinoise a affirmé qu’en parallèle un master allait même être lancé par les universités UPF et UB et l’université de médecine chinoise de Pékin. Cette nouvelle formation débuterait en septembre et permettrait « d’attirer de nouveaux étudiants internationaux en Catalogne » a précisé Jordi Baiget.

Développer la MTC en Espagne

La médecine traditionnelle chinoise s’est développée en Europe dans les années 70. Elle a pour but de soigner les patients avec des méthodes ancestrales, comme l’acupuncture, la diététique chinoise ou la pharmacopée chinoise. Elle permet à la fois de soigner des problèmes de santé, mais aussi de prévenir certaines maladies. Ainsi, cette implantation en Catalogne « aura des effets positifs sur la santé des patients espagnols » a expliqué le porte-parole de la Fondation Européenne de Médecine Chinoise, Xinyue Calduch.
Concrètement, ces différentes installations liées à la MTC à Barcelone auront pour objectif d’utiliser « la connaissance scientifique occidentale pour valider les principes de la médecine traditionnelle chinoise » a expliqué le gouvernement catalan dans un communiqué. Il a également précisé que « cette initiative permettra à la Catalogne de devenir la référence européenne dans le domaine »."
Retrouver l'article en intégralité sur équinoxemagazine.fr


dimanche 31 janvier 2016

Harmoniser ses émotions avec le Chi Nei Tsang (Psychologies Magazine)

Un article tiré de Psychologies magazine par Caroline Langlois



Le ventre est désigné dans la médecine chinoise comme le second cerveau de notre corps. Les Taoïstes considèrent qu’il est le siège de nos émotions. Le Chi Nei Tsang, dérivé du Qi Qong, est une technique de massage du ventre qui vise à libérer les énergies négatives concentrées dans l’abdomen et à harmoniser ses émotions. 
« J’ai l’estomac noué » ; « J’en ai eu le souffle coupé » ; « Je me fais de la bile », « j’ai la boule au ventre » mais aussi « J’ai des papillons dans le ventre »… Ces expressions n’ont rien d’anodines. Les émotions, positives comme négatives, trouvent leurs sources dans l’abdomen, et ont une influence évidente sur notre état physique. Le Chi Nei Tsang (littéralement Chi ou Qi, énergie et Nei Tsang ou Nei Zang, organes) est un massage qui s’appuie sur les cinq systèmes majeurs du corps : vasculaire, lymphatique, nerveux, musculaire et énergétique. 

Recycler ses déchets

Inventé par le maître spirituel taoïste Mantak Chia, le Chi Nei Tsang consiste à dégager et à libérer les « énergies perverses prisonnières dans le corps ». Ces énergies ou « vents » pervers, peuvent affaiblir le système nerveux et les organes internes et perturber l’énergie émotionnelle. Dans la philosophie taoïste, on apprend en effet à « recycler ses déchets » en les isolant les uns des autres, et à s’en débarrasser avant qu’ils ne viennent « polluer » le cerveau. 

Ces émotions négatives sont réparties dans les différents organes de l’abdomen : soucis et crainte se logent dans la rate, le pancréas et l’estomac. La tristesse et la dépression sont nichées dans les poumons. Les peurs, les phobies et les traumatismes se cachent dans les reins, et enfin la jalousie, la frustration et la colère dans le foie. Lors d’un séance de Chi Nei Tsang, le praticien va donc s’appliquer à libérer ces énergies négatives, mais aussi et surtout à pratiquer un « rééquilibrage » de ces émotions, qui sont indissociables de leurs pendants « positifs » : soucis / réceptivité, tristesse / courage, peur /calme, etc. 

Des milliers de bulles

J’ai donc moi-même testé une séance de Chi Nei Tsang, et c’est aux mains expertes de Brigitte Guillôme, masseur-kinésithérapeute formée aux médecines orientales, que j’ai confié mon ventre. L’expérience ne s’est pas déroulée sans une certaine appréhension de ma part. Anxieuse de nature, je suis soumise à des maux d’estomac assez fréquents. J’étais donc assez peu emballée à l’idée de laisser des mains inconnues explorer cette partie de mon anatomie. 

La séance commence par une série de questions sur mon état physique, sur mes douleurs chroniques, et j’en profite pour prévenir la thérapeute de mes problèmes d’estomac. Elle me promet donc d’être douce et précautionneuse. Je m’installe donc, sur le dos, sur la table de massage. Tout en parlant pour m’expliquer le déroulement de la séance, Brigitte Guillôme promène délicatement ses doigts sur mon ventre. Elle m’explique qu’elle va procéder organe par organe. Lorsqu’elle arrive à l’estomac, je sens que mon corps réagit. Des milliers de petites bulles semblent en jaillir. La praticienne m’explique que ce sont les énergies négatives qui sont libérés. 

Un travail d’auto-guérison

Durant toute la séance, la masseuse me parle, m’explique, m’interroge sur mon ressenti. Ce dialogue fait, selon elle, partie intégrante du processus engagé par le Chi Nei Tsang. « Le thérapeute ne peut pas tout, explique-t-elle. Le Chi Nei Tsang est aussi un travail d’auto-guérison. Une séance est aussi le moment de verbaliser les émotions. Certains de mes clients pleurent. D’autres rient ! La manipulation de ces organes peut faire remonter des émotions très fortes ! » A l’issue du soin de 60 minutes, Brigitte Guillôme me montre quelques gestes à reproduire, seule, chez moi. Car si une seule séance peut permettre de se détendre, et avoir même des vertus détoxifiantes, le Chi Nei Tsang peut également se pratiquer, plus régulièrement, en automassage. 
« Mieux vaut expérimenter le Chi Nei Tsang avec un professionnel pour commencer, et lui demander à l’issue de la séance de vous donner des conseils pour vous masser seul », explique la thérapeute. Néanmoins, rien ne vous empêche, le soir, avant de dormir, de vous masser le ventre doucement pour vous détendre. « Le mieux est d’utiliser une balle de tennis pour se masser. Vous pouvez effectuer des cercles le long du gros intestin. Vous pouvez également masser autour du nombril et dans les aiguilles d’une montre avec l’index et le majeur ». Un geste simple à adopter pour éliminer le stress de la journée ! 
Ne vous attendez pas à un changement miraculeux en sortant d’une séance de Chi Nei Tsang. Certes, le massage détend, mais il ne s’agit pas là d’un simple soin en institut, mais bien d’une thérapie préventive. Pratiquer avec régularité (particulièrement aux changements de saisons) permet d’éviter bien des maladies. Et c’est bien là la base de la médecine chinoise : mieux vaut prévenir, que guérir.

Toucher l’autre, c’est tout bénéfice (le Monde, 20 janvier 2016)

Voici un article du Monde passionnant sur le toucher ...


Un homme choisit-il sa femme en se rappelant la douceur soyeuse des cheveux de sa mère  ? C’est en tout cas l’hypothèse formulée en 1932 par Roy Sheldon et Egmont Arens, deux pionniers du design industriel qui voulaient illustrer l’importance de la mémoire des premières sensations tactiles et son intérêt dans le domaine du marketing. Parmi nos sens, le toucher est celui dont nous sommes le moins conscients, alors que c’est un moyen direct d’action sur le monde physique et social. Le simple fait d’effleurer quelqu’un de manière amicale peut avoir plus d’impact qu’un échange verbal. C’est l’« effet Midas  » (ce roi qui transforme en or tout ce qu’il touche), mis en évidence dans les années 1980 par la psychologue April Crusco, de l’université du Mississippi, avec une expérience montrant que les serveurs de restaurant ont de plus gros pourboires s’ils touchent l’épaule du client en présentant l’addition.

Le toucher social est inscrit au plus profond de notre histoire naturelle. Observés dans de nombreuses espèces animales, les contacts tactiles ont été étudiés chez les primates, qui pratiquent l’épouillage mutuel, l’équivalent de nos câlins et massages. En effet, s’il ne s’agissait que d’une pratique hygiénique, on s’attendrait à ce que la durée de l’épouillage varie avec la taille de surface à entretenir. Or, il n’en est rien, les gros ne sont pas épouillés plus longtemps que les petits, et la fréquence des séances dépasse largement le strict nécessaire pour garantir une fourrure propre. La sélection naturelle opérant selon des principes plutôt rationnels, la raison d’un tel investissement (jusqu’à deux heures par jour  !) mérite d’être posée. Le temps sacrifié pour les activités plus « sérieuses  » comme la recherche de la nourriture doit bien être compensé par des bénéfices d’un autre ordre. Quels sont-ils  ?

Mouvements d’épouillage et caresses

Les mouvements d’épouillage sont rythmiques et alternent de vifs pincements de la peau et des caresses amples et douces. Ces dernières activent des fibres sensorielles (fibres tactiles du groupe C), non myélinisées et à vitesse de conduction lente, dont les projections terminent dans l’insula et le cortex orbitofrontal. Des études ont montré que l’activité de toilettage provoque la sécrétion d’endorphine et d’ocytocine, ces systèmes neuroendocriniens impliqués dans des fonctions telles l’analgésie, le plaisir, l’attachement social. On observe aussi un abaissement de la tension artérielle et du tonus parasympathique, et un état de bien-être et de relaxation.

Voilà pour les effets directs. Mais quel avantage sélectif un tel souci du bien-être d’autrui procure-t-il  ? L’anthropologue Robin Dunbar (université d’Oxford) évoque l’hypothèse du cerveau social. Les primates se distinguent des autres mammifères par un très gros cerveau rapporté à la taille du corps, et, lorsqu’on compare différentes espèces, par une forte corrélation entre volume cérébral et complexité des structures sociales. Les primates humains et non humains établissent des relations fortes et de longue durée avec leur partenaire de reproduction, mais aussi avec de nombreux autres membres de leur groupe. Ces relations doivent être gérées finement afin de préserver les coalitions et les équilibres nécessaires à la survie individuelle et à la cohésion du groupe. Une relation non reproductive durable, autrement dit une amitié, ça se cultive. Le toucher social, selon Dunbar, est peut-être la solution qu’a trouvée l’évolution pour créer un environnement psychopharmacologique propice à l’établissement de la confiance réciproque et au renforcement des liens.

Prêts pour un câlin gratuit  ?

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En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/01/18/toucher-l-autre-c-est-tout-benefice_4849226_1650684.html#Ci0wYXA5rS5xRH41.99

dimanche 10 janvier 2016

Connaissez vous la chaîne MCS Bien-être ?

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de télévision.

J'ai découvert la chaîne MCS http://www.mcsbienetre.fr/, disponible sur CANALSAT (73) et Numéricable (70).

On y parle de yoga, de pilates, mais aussi de shiatsu, de moxibustion ... les reportages sont courts et plutôt bien faits.
A découvrir !