Je vous fais partager des extraits d'un article de Pierre-Emmanuel Canon du Réseau Biloba, que vous pouvez retrouver sans son intégralité en ligne à l'adresse http://www.reseau-biloba.com/perte-reperes-aberrations-alimentaires/
(...)
Dans ce long chemin d’égarement à tous niveaux, notre alimentation est devenue une aberration. Le plus durement touché par ce remplissage délétère, c’est notre côlon. Ensuite par effet de conséquence c’est notre foie qui est lourdement impacté. Viennent ensuite les autres organes, glandes et fonctions qui souffrent en cascades. (…)
Quand une partie du côlon va mal, des problèmes vont se manifester dans la zone de l’organisme qui lui est lié de façon réflexe (cf. zones réflexes des pieds, des mains, des oreilles, des yeux…). Or, de nos jours, il n’existe plus de côlon sain, si ce n’est parfois à la naissance. Comme il existe très peu de terminaisons sensitives dans nos côlons, on ne sentira pas grand-chose, même en cas de problème sérieux. Ce sont des signes extérieurs et périphériques qui vont petit à petit retenir notre attention. Allergies, fatigue, ballonnements, mauvaise haleine, boutons, langue chargée, éructation, flatulence, irritabilité, constipation, diarrhées chroniques, inflammations à répétition, hyperperméabilité de la muqueuse intestinale et bien d’autres encore.
Tous ces témoins parlent d’un état avancé de dégradation du côlon. Des zones de stagnation, d’accumulation et de putréfaction entraînent le développement d’une flore intestinale pathogène. Cette dernière ayant pour but de régulariser la situation va produire ses propres déchets qui à leur tour vont agresser la précieuse muqueuse monocellulaire de notre côlon. A force, des « brèches » vont se former et les toxines et autres substances indésirables vont passer directement dans le sang.
Étonnamment, c’est cette fine paroi, dont l’épaisseur est celle d’une cellule, qui nous protège de l’extérieur. Tant qu’un « poison » ingéré reste dans notre système digestif et est conduit vers la sortie, tout va bien, il n’entre pas vraiment dans notre corps. La perméabilisation progressive de notre côlon est donc une grave menace pour notre intégrité métabolique et psychique.
Psychique ? Et bien, comme de plus en plus de monde le sait, notre ventre est fréquemment appelé notre deuxième cerveau. En fait, chronologiquement, il fut le premier. Il y a dans notre abdomen autant de neurones que dans le cerveau d’un chat, soit plus de 100 000 000. De quoi réfléchir !
C’est également là que sont sécrétés plus de 20 neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, dopamine…) ainsi que 75 à 85% des cellules immunitaires de notre organisme ! Bref, quand le ventre va mal, c’est tout le système qui disjoncte.
Des aliments qui jouent contre nous
Quels sont ces aliments qui nous détruisent à petit feu ?
Le premier accusé appelé à la barre sera le sucre. Il en existe certes beaucoup de sortes, mais tous portent plus ou moins préjudice à notre santé.
Les sucres raffinés (blancs) sont bien évidemment nos pires ennemis. Pour eux, c’est simple, il n’y a que le bannissement complet qui soit raisonnable. À moins que le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires et le cancer ne vous inquiètent pas. (...)
Le deuxième accusé est le lait de vache et tous ces dérivés (beurre, fromages, yaourts…)
Là aussi, le sujet a été traité et retraité et les preuves sont tout simplement accablantes. Le lait de la vache est destiné à la croissance du veau, point barre. Tout le monde sait que le veau se développe à une vitesse sans commune mesure avec celle du nourrisson. Les produits laitiers sont plus que soupçonnés de booster le développement des cellules cancéreuses.(...)
Le troisième accusé est un groupe de céréales qui sévit sous le nom de S.A.B.O.T. (Seigle, Avoine, Blé, Orge et Tritical)
Leur point commun le gluten.
Le gluten est une masse protéique élastique et visqueuse. Tiens, encore une protéine qui pose problème ! Cette fois-ci, on se retrouve tout simplement face à une forme de glue. Bien qu’idéale pour tapisser, elle ne va pas être la bienvenue dans notre système digestif. Même en faible quantité, le gluten engendrera des lésions dans notre intestin. (...)
Assainir notre organisme
Nous avons pour cela tout un arsenal de techniques naturelles et de plantes pour nous aider. Commençons par le côlon qui devrait être notre priorité absolue. Deux voies s’ouvrent à nous, celle du haut et celle du bas.
Par la voie du haut, nous avons les cures d’eau d’argile. Particulièrement bénéfiques, elles vont pomper et emporter les toxines accumulées dans le système digestif tout en nous reminéralisant. Nous avons également le tégument de psyllium blond qui agira comme un véritable balayage en douceur du côlon. Il existe encore bien des possibilités, mais ces deux premières pistes sont déjà excellentes pour démarrer.
Par la voie basse, nous avons les lavements et les irrigations coloniques. Bien que peu glamour, ces approches sont d’une valeur inestimable pour la santé et le bien-être. L’irrigation colonique est particulièrement indiquée pour rétablir des états de santé fortement dégradés. Pour ceux qui aiment lire avant d’appliquer, je conseillerais l’ouvrage sur le sujet de Norman Walker(1).
Et pour terminer, prenons soin de notre foie (et de notre vésicule biliaire). (…)
Et après la lecture de cet excellent article, je ne saurais trop vous recommander les séances de shiatsu et de leur effet bénéfique sur tous ces organes …
Blog de Stéphanie Guignard, praticienne shiatsu à Juan les Pins. Les articles postérieurs à 2018 sont hébergés sur mon nouveau site http://www.capshiatsu.fr/. Attention les informations et conseils proposés sur ce blog ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé. Bonne visite sur ce blog et au plaisir de se rencontrer lors d'une séance !
A typical Shiatsu session
Shiatsu is a hands-on approach whereby the practioner guides energy through the body. It is a method that rebalances the body's force, providing an immediate feeling of well-being, along with physical and mental relaxation.
samedi 22 novembre 2014
La première carte corporelle des émotions
Des chercheurs finlandais ont détaillé les effets physiques du bonheur, de la peur, de la tristesse et d'autres sentiments. Leurs travaux, publiés fin décembre dernier dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS), confirment notamment que les principales émotions humaines que sont la peur, la tristesse ou le bonheur sont ressenties physiquement de la même façon pour tous, quelle que soit la culture d'origine de l'individu.
Retrouvez cet article dans son intégralité avec le lien suivant
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/01/06/21819-premiere-carte-corporelle-emotions
Retrouvez cet article dans son intégralité avec le lien suivant
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/01/06/21819-premiere-carte-corporelle-emotions
samedi 8 novembre 2014
Stage de yoga Ashtanga
Stage de yoga ashtanga au centre fitness mougins le 16 novembre de 14h30 à 17h30
Intervenants
Françoise Rinfray et Servane Craie
Tarif 35 €
Travail sur la 1 ère series ajustements et technique
Ouvert aux débutants qui desirent decouvrir le yoga dynamique
Inscriptions au 0603461926
Venez nombreux
Namaste
Françoise Rinfray
dimanche 26 octobre 2014
Comment utiliser les chakras et les méridiens pour notre santé et notre bien-être
je vous invite à retrouver un article du blog médecine douce, que vous pouvez retrouvez en ligne sur http://blog-medecine-douce.com/
Nous parlons souvent d’énergie vitale. Cette énergie circule dans notre corps grâce aux chakras et aux méridiens. Mais comment travaillent-ils ensemble ?
En fait c’est assez simple: les chakras sont des centres d’énergie spirituelle.
Les chakras permettent à la force de vie universelle (le qi chinois ou ki japonais), d’animer notre vie intérieure (physique et spirituelle) mais aussi de communiquer avec l’univers extérieur.
Energie vitale
L’énergie vitale circule en nous à travers un réseau constitué de nos chakras reliés entre eux par les méridiens. On peut imaginer les chakras comme des émetteurs et des récepteurs d’énergie. Et les méridiens comme des autoroutes d’énergie qui relient les chakras entre eux.
Chakras et méridiens constituent notre réseau énergétique
Pour être en bonne santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle, il faut que nos chakras et nos méridiens soient équilibrés. Un simple blocage peut être en effet la cause de problèmes de santé capable d’affecter un des quatre domaines cités ci-dessus.
Les sept principaux chakras, qui se situent le long de notre colonne vertébrale, sont en lien étroit avec les différents méridiens, également situés le long de la colonne vertébrale.
On compte douze méridiens principaux : six pour le yin et six pour le yang.
Notre activité énergétique est un signe de bonne santé
Les méridiens constituent donc un réseau où les flux d’énergie circulent dans un mode ascendant ou descendant. Les chakras sont des points où l’énergie tourbillonne pour être propulsée et canalisée dans le corps à travers les méridiens.
Le chakra est l’indicateur de notre niveau de santé
L’activité des chakras et des méridiens indique le niveau de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle de la personne. Pour simplifier: plus l’activité est forte, meilleure est la santé de la personne.
Au contraire, un chakra endommagé entrave la bonne circulation de l’énergie vitale dans le corps.
Il est nécessaire de bien entretenir chakras et méridiens
Si les méridiens enregistrent une faiblesse ou un blocage du flux d’énergie vitale, la personne ne peut pas être en bonne santé.
Quand l’énergie vitale ne circule pas librement entre chakra et méridien, les déséquilibres peuvent provoquer des maladies physiques, mentales, émotionnelles et spirituelles.
Un conseil pour entretenir chakra et méridien, et entretenir votre bien-être, pensez à harmoniser vos chakras, suivez des soins reiki, pratiquez le yoga ou la méditation… sans oublier le shiatsu !
Nous parlons souvent d’énergie vitale. Cette énergie circule dans notre corps grâce aux chakras et aux méridiens. Mais comment travaillent-ils ensemble ?
En fait c’est assez simple: les chakras sont des centres d’énergie spirituelle.
Les chakras permettent à la force de vie universelle (le qi chinois ou ki japonais), d’animer notre vie intérieure (physique et spirituelle) mais aussi de communiquer avec l’univers extérieur.
Energie vitale
L’énergie vitale circule en nous à travers un réseau constitué de nos chakras reliés entre eux par les méridiens. On peut imaginer les chakras comme des émetteurs et des récepteurs d’énergie. Et les méridiens comme des autoroutes d’énergie qui relient les chakras entre eux.
Chakras et méridiens constituent notre réseau énergétique
Pour être en bonne santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle, il faut que nos chakras et nos méridiens soient équilibrés. Un simple blocage peut être en effet la cause de problèmes de santé capable d’affecter un des quatre domaines cités ci-dessus.
Les sept principaux chakras, qui se situent le long de notre colonne vertébrale, sont en lien étroit avec les différents méridiens, également situés le long de la colonne vertébrale.
On compte douze méridiens principaux : six pour le yin et six pour le yang.
Notre activité énergétique est un signe de bonne santé
Les méridiens constituent donc un réseau où les flux d’énergie circulent dans un mode ascendant ou descendant. Les chakras sont des points où l’énergie tourbillonne pour être propulsée et canalisée dans le corps à travers les méridiens.
Le chakra est l’indicateur de notre niveau de santé
L’activité des chakras et des méridiens indique le niveau de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle de la personne. Pour simplifier: plus l’activité est forte, meilleure est la santé de la personne.
Au contraire, un chakra endommagé entrave la bonne circulation de l’énergie vitale dans le corps.
Il est nécessaire de bien entretenir chakras et méridiens
Si les méridiens enregistrent une faiblesse ou un blocage du flux d’énergie vitale, la personne ne peut pas être en bonne santé.
Quand l’énergie vitale ne circule pas librement entre chakra et méridien, les déséquilibres peuvent provoquer des maladies physiques, mentales, émotionnelles et spirituelles.
Un conseil pour entretenir chakra et méridien, et entretenir votre bien-être, pensez à harmoniser vos chakras, suivez des soins reiki, pratiquez le yoga ou la méditation… sans oublier le shiatsu !
mardi 14 octobre 2014
Stage de pilates yoga le 15 novembre à la Colle sur Loup
L'Association Corps & Pilates
Organise un stage de PILATES YOGA
Une préparation pour les sports d’hiver Samedi 15 novembre de 9h à midi
La Salle Jeu de Paume à La Colle sur Loup
30 euros
Organise un stage de PILATES YOGA
Une préparation pour les sports d’hiver Samedi 15 novembre de 9h à midi
La Salle Jeu de Paume à La Colle sur Loup
30 euros
Le stage est enseigné en français et en anglais. Il est ouvert à tout ceux qui voudraient essayer le Pilates Yoga...
Places limitées
Informations et inscriptions :
Joelle : 06 03 56 29 47 pilates@wanadoo.fr www.peoplespilates.fr
Linda : 06 16 29 84 79 linda.yoga.iyengar@gmail.com
Joelle : 06 03 56 29 47 pilates@wanadoo.fr www.peoplespilates.fr
Linda : 06 16 29 84 79 linda.yoga.iyengar@gmail.com
vendredi 19 septembre 2014
Moxas et moxibustion : à quoi ça sert ?
La moxibustion consiste à chauffer des points d’acupuncture, dans le but de prévenir ou de traiter les maladies, à l’aide de cônes ou de petits bâtons, que l’on appelle moxas.
Origine des moxas
Le moxa fait référence à l'élément Feu dans la Théorie des 5 éléments. Cette technique est originaire de Chine, plus précisément des régions montagneuses et froides. Le site Wikipedia indique toutefois qu’en Europe les moxas ont été utilisés à partir du XIX ème siècle. Un ouvrage médical français de la même époque précise, à propos du moxa « très utilisé en France, ses indications concernaient surtout les maladies chroniques pour exciter fortement le système nerveux ». L’utilisation de la chaleur pour soulager les douleurs ou affections diverses est d'ailleurs une tradition ancienne, il suffit de penser aux cataplasmes et bouillotes. Le mot moxibustion vient du japonais « mogusa » qui signifie « herbe à brûler ». Les moxas sont fabriqués à partir de feuilles d'armoise (Artemisia vulgaris) séchées et réduites en poudre. L'armoise possède de très bonnes qualités calorifiques, elle brûle lentement en dégageant une chaleur constante.
Pourquoi utiliser des moxas ?
On utilise les moxas sur des points spécifiques du corps pour rééquilibrer un dysfonctionnement énergétique. On considère en général que l’apport d’énergie a un effet tonifiant sur les points. Ainsi, on va utiliser les moxas en premier lieu dans toutes les pathologies dues au Froid ou à l’Humidité et aux états de Vide énergétique. L’utilisation des moxas sera contre-indiquée dans les états de plénitude, et surtout d’excès de Feu (par exemple, état de fièvre).
On utilise par exemple les moxas pour lutter contre la fatigue, l’anémie, les affections respiratoires chroniques, enrayer une attaque de froid…
On utilise par exemple les moxas pour lutter contre la fatigue, l’anémie, les affections respiratoires chroniques, enrayer une attaque de froid…
La moxibustion régulière permet de prévenir les maladies, en renforçant la résistance de la personne.
Cette méthode très efficace donne des résultats rapides, je l'utilise pour ma part très fréquemment avec mes clients.
jeudi 11 septembre 2014
Urgence pour les antibiotiques !
Ce titre est extrait d’une
tribune publiée dans le numéro 43 de l’Ecologiste cet été. La résistance aux
antibiotiques s’est désormais tellement répandue que le premier ministre
anglais, David Cameron a affirmé que « le monde était menacé d’un retour
aux « âges sombres ».
L'Organisation Mondiale de la Santé définit la résistance antimicrobienne (RAM) comme la résistance d'un microorganisme à un médicament antimicrobien destiné à le détruire. Ces microorganismes, incluant les bactéries, champignons, virus et certains parasites, ne sont alors plus affectés par les médicaments qui les ciblent, les traitements deviennent inefficaces et les infections qu'ils produisent persistent.
En avril 2014 l’OMS a publié pour la première fois un rapport sur la résistance aux antibiotiques. Etabli à partir des données provenant de 114 pays, il fait état de la présence d'une résistance aux antibiotiques dans toutes les régions du monde.
La situation est si grave qu’un rapport anglais parle de risque d’un « retour 100 ans en arrière en termes de mortalité due à des infections bénignes ». Le rapport de l’OMS complète : «À moins que les nombreux acteurs concernés agissent d’urgence, de manière coordonnée, le monde s’achemine vers une ère postantibiotiques, où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraient à nouveau tuer».
Le rapport a mis l'accent sur la résistance aux antibiotiques de sept bactéries responsables de maladies graves courantes telles que les infections hématologiques (septicémie), les diarrhées, les pneumonies, les infections des voies urinaires et la gonorrhée (infection sexuellement transmissible).
En cause donc : la surconsommation massive d’antibiotiques, destinée à la santé humaine, mais également à l’élevage industriel. Au niveau mondial selon l’Ecologiste, « l’utilisation des antibiotiques pour les animaux dépasse la consommation humaine ».
Il y a donc urgence à concevoir autrement notre santé. La consommation d’antibiotiques est l’affaire de tous. Au niveau des particuliers, n’oublions pas que les antibiotiques ne doivent être utilisés que s’ils sont prescrits par un médecin ; et que tout traitement débuté doit être terminé, même si l’on se sent mieux.
Ainsi que le rappelle le rapport de l’OMS, «L’efficacité des antibiotiques est l’un des piliers de notre santé, nous permettant de vivre plus longtemps, en meilleure santé, et de bénéficier de la médecine moderne. Si nous ne prenons pas des mesures significatives pour mieux prévenir les infections mais aussi pour modifier la façon dont nous produisons, prescrivons et utilisons les antibiotiques, nous allons perdre petit à petit ces biens pour la santé publique mondiale et les conséquences seront dévastatrices.»
L’Ecologiste n n° 43, juillet-août-septembre 2014, Urgence pour les antibiotiques, Tribune de Zac Goldsmith
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/amr-report/fr/
L'Organisation Mondiale de la Santé définit la résistance antimicrobienne (RAM) comme la résistance d'un microorganisme à un médicament antimicrobien destiné à le détruire. Ces microorganismes, incluant les bactéries, champignons, virus et certains parasites, ne sont alors plus affectés par les médicaments qui les ciblent, les traitements deviennent inefficaces et les infections qu'ils produisent persistent.
En avril 2014 l’OMS a publié pour la première fois un rapport sur la résistance aux antibiotiques. Etabli à partir des données provenant de 114 pays, il fait état de la présence d'une résistance aux antibiotiques dans toutes les régions du monde.
La situation est si grave qu’un rapport anglais parle de risque d’un « retour 100 ans en arrière en termes de mortalité due à des infections bénignes ». Le rapport de l’OMS complète : «À moins que les nombreux acteurs concernés agissent d’urgence, de manière coordonnée, le monde s’achemine vers une ère postantibiotiques, où des infections courantes et des blessures mineures qui ont été soignées depuis des décennies pourraient à nouveau tuer».
Le rapport a mis l'accent sur la résistance aux antibiotiques de sept bactéries responsables de maladies graves courantes telles que les infections hématologiques (septicémie), les diarrhées, les pneumonies, les infections des voies urinaires et la gonorrhée (infection sexuellement transmissible).
En cause donc : la surconsommation massive d’antibiotiques, destinée à la santé humaine, mais également à l’élevage industriel. Au niveau mondial selon l’Ecologiste, « l’utilisation des antibiotiques pour les animaux dépasse la consommation humaine ».
Il y a donc urgence à concevoir autrement notre santé. La consommation d’antibiotiques est l’affaire de tous. Au niveau des particuliers, n’oublions pas que les antibiotiques ne doivent être utilisés que s’ils sont prescrits par un médecin ; et que tout traitement débuté doit être terminé, même si l’on se sent mieux.
Ainsi que le rappelle le rapport de l’OMS, «L’efficacité des antibiotiques est l’un des piliers de notre santé, nous permettant de vivre plus longtemps, en meilleure santé, et de bénéficier de la médecine moderne. Si nous ne prenons pas des mesures significatives pour mieux prévenir les infections mais aussi pour modifier la façon dont nous produisons, prescrivons et utilisons les antibiotiques, nous allons perdre petit à petit ces biens pour la santé publique mondiale et les conséquences seront dévastatrices.»
Pour en savoir plus :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76567.htmL’Ecologiste n n° 43, juillet-août-septembre 2014, Urgence pour les antibiotiques, Tribune de Zac Goldsmith
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/amr-report/fr/
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